L’ADN Martin est bien au rendez-vous
« -Bravo, Romain ! C’était une belle course !
-Ça s’est joué à peu de choses.
-Allons, Alix ! Jamais mes chevaux n’ont ue un aurige tel que toi !
-Ton ami a surtout eu de la chance qu’Alcée me fasse perdre du temps, Hémon. Laprochaine fois, c’est moi qui l’emporterai !
-Nous verrons bien ! En tout cas, ne compte pas te débarrasser de moi comme tu l’as fait de cet Alcée !
-Quelle femme !
-C’est bien la première fois que j’en vois une participer à une course de chars ! »
Dans l’hippodrome de Thessalonique, la course de char vient d’être bien disputée. Alix vient de gagner après un âpre combat contre Délia. La jeune femme descend de la sœur d’Alexandre le Grand. Elle a fondé un royaume d’amazones dont elle a chassé les hommes, sauf les esclaves s’occupant des animaux. Astéria rêve d’en faire partie. Elle vit seule avec son père Hémon et rêve de liberté dans les collines. Alors que Cornélius Carbo, propréteur de la province célèbre la victoire d’Alix, on apprend qu’une aubergiste de la ville a été assassinée. Après les quatre enlèvements du mois dernier, ça fait beaucoup. Le peuple demande à Carbo d’agir. Les amazones lui proposent leur aide pour trouver les coupables. Il leur rit au nez. Le soir venu, alors que le banquet bat son plein, Enak est entraîné par quelques camarades pour aller titiller les amazones. Mais tout ne va pas se passer comme prévu.

Après le succès d’Alix Senator, voici pour la deuxième fois Valérie Mangin au scénario d’un Alix classique. Si le précédent, L’œil du Minotaure, était en lien direct avec Alix Senator qui en faisait l’écho, celui-ci est une histoire totalement décrochée. En parfaite connaisseuse de l’univers de Jacques Martin, Valérie Mangin en reprend certains poncifs pour signer un récit dans lequel on retrouve tout l’ADN de son géniteur. Politique, action, jeu de dupes, trahisons, luttes de pouvoir, l’épisode coche toutes les cases.

Au dessin, Chrys Millien assure. Les décors ont la méticulosité Martin. Les maisons de la ville sont dessinées un par une dans les plans d’ensemble. Lorsque l’on se rapproche, il ne manque pas une tuile sur les toits. Mais là où Millien impressionne, c’est dans les visages, et en particulier dans ceux des personnages principaux, Alix en tête, semblant sortir tout droit de la plume de Martin lui-même.

Avec cette Reine des amazones, Valérie Mangin s’installe comme la meilleure scénariste de la série-mère, à égalité avec Mathieu Breda, qui ne l’oublions, a réussi avec Marc Jailloux à redonner ses lettres de noblesse à la série après quelques années de perdition.
Série : Alix
Tome : 41 – La Reine des Amazones
Genre : Histoire – Aventure
Scénario : Valérie Mangin
Dessin : Chrys Millien
Couleurs : Jean-Jacques Chagnaud
D’après : Jacques Martin
Éditeur : Casterman
ISBN : 9782203244542
Nombre de pages : 48
Prix : 12,50 €



