Origami, Nô et voyageur de la nuit
« -Ah !
-Et ça, c’est censé être quoi ?
-On dirait un origami géant.
-Qui a bien pu avoir l’idée de poser un truc pareil au milieu de nulle part ? Et surtout, pourquoi ? »
C’est une belle nuit étoilée. Sur le toit, Sarah voit arriver de grands équidés. Sur le premier, un être masqué lui propose de le rejoindre pour faire un tour. « C’est une nuit beaucoup trop magique pour se contenter de la regarder… » Qui est-il ? Est-ce important de le savoir ? la scène est interrompue par la sonnerie du téléphone. Ce n’était qu’un rêve. Sarah retrouve sa mère et ses sœurs au petit déjeuner. Maman part en réunion. Les filles vont devoir aller à l’école à pied. Il fait un temps magnifique. Les collégiennes traversent les ruelles avant de tomber sur l’origami géant d’une grenouille d’au moins cinq mètres sur une place.

Il y a déjà plein de photos d’elle sur le net. Est-ce un message d’extra-terrestres ? Est-ce la signature d’un serial killer ? Au collège, les spéculations vont bon train. Pendant que Sarah dessine son rêve en regardant les basketteurs, Cassiopée a cours de théâtre. Aujourd’hui, les élèves vont explorer une œuvre classique du théâtre Nô. Cassiopée est volontaire pour incarner le rôle d’une femme possédée par l’esprit de l’ancienne maîtresse de son mari. Elle doit porter un masque. C’est l’une des particularités du Nô. La nuit suivante, le rêve de Sarah se poursuit là où il s’était arrêté. Elle voit sans être vue. L’être masqué lui propose d’aller chercher au plus profond de son âme. Ça la réveille. Elle sort sur le balcon et aperçoit un nouvel animal géant en origami. Cette fois-ci, c’est un taureau.

Qui est derrière tout ça ? Les sœurs Grémillet ont hâte de le découvrir. Voici un nouveau mystère à élucider. Avec Le jeu des masques, même si l’on pense à présent bien les connaître, on va encore découvrir quelques petits secrets des personnalités du trio. Lucille, l’amoureuse des animaux, va faire des infidélités à Yurei en éduquant un petit chien. C’est l’occasion de voir Dad et Bébérénice en figuration dans le parc municipal. Sarah, d’habitude impulsive, va montrer, ou peut-être même découvrir, sa sensibilité. Cassiopée, qui se rêve autrice, va se révéler dans l’interprétation. Giovanni Di Gregorio et Alessandro Barbucci frôlent comme à leur habitude le fantastique. Les lecteurs fidèles savent qu’il y a une explication à tout dans Les sœurs Grémillet. Mais parfois on n’a pas envie d’y croire et on préfère rêver.

C’est tendre et c’est beau. Alors que l’actualité internationale est on ne peut plus anxiogène, Les sœurs Grémillet est la meilleure résilience à la réalité. On ne s’en lassera jamais.
Série : Les sœurs Grémillet
Tome : 9 – Le jeu des masques
Genre : Aventure émotion
Scénario : Giovanni Di Gregorio & Alessandro Barbucci
Dessins & Couleurs : Alessandro Barbucci
Éditeur : Dupuis
ISBN : 9782808516426
Nombre de pages : 72
Prix : 15,50 €



