Intelligences naturelles
« -Bien… Je vais lancer le débat. Ce sera plus facile. Je vous ai tous écoutés… Surtout vous, Albert et Kate, qui avez rencontré les vieux dieux tazmèdes. L’enjeu est clair, les dieux vous obligent à relancer la civilisation tazmède ! Vous devez agir plus vite et avec un meilleur projet que celui de Jimmy avec qui vous êtes en concurrence ! »
Omniscients contre iconoclastes, c’est un duel du temps passé. Tous sont à présent réunis pour s’opposer à Jimmy, l’iconoclaste rebelle qui est en train d’essayer d’embrigader des gens dans ce qu’il appelle la milice des sécateurs afin de faire renaître la civilisation tazmède. Y parviendront-ils avant lui, qui semble avoir toujours une longueur d’avance ? Le chef Tazmède doit posséder le savoir absolu. Omniscients et iconoclastes devront décider qui d’entre eux en deviendra le chef. Ils vont devoir s’entendre malgré leurs différences. Ça ne pourra être ni Diana ni Diego car ils sont de jeunes dieux Tazmèdes envoyés sur Terre par leurs aînés, ni Amber non plus d’après Eduardo car elle aurait triché par amour pour Jimmy. Elle en rigole !

Au centre médical, l’homme venu du passé se porte à merveille. Le tazmède s’adapte parfaitement à la pollution du XXIème siècle. Mais que signifie ce tatouage en forme de flamme qu’il porte derrière l’oreille ? Le professeur Schweitzer est appelé sur place pour l’observer, d’autant plus que l’individu regarde si les gens qui l’auscultent en ont. Leur absence semble l’affoler. Plus tard, sur le chantier de fouilles, l’archéologue Graig Parker fait une découverte absolument incroyable : une petite statuette de crabe vert, stylisation du territoire tazmède. Comment cet objet en jade impérial venant de Birmanie, à 15 000 km d’ici, au-delà des mers et des océans, a-t-il pu se retrouver là ?

Avec le savoir absolu est au cœur du concept, Les omniscients, qui était une série en avance sur son temps, se voit rattrapée par l’IA. Rattrapée, mais pas devancée. Saisissant la balle au bond, le scénariste Vincent Dugomier intègre le concept d’intelligence artificielle à son récit, ou pas quand il s’agit de faire parler un tazmède avec des humains. Avec la conseillère de la présidente, les auteurs abordent le sujet des communautés LGBTQIA+, montrant que la polémique est aussi politique et ne sera vaincue que lorsque la diversité sexuelle et de genre deviendra naturelle pour tous. Il y a encore du chemin à parcourir. En parler dans une BD grand public ne peut qu’aider à ce que les choses deviennent naturelles. La dessinatrice Renata Castellani reste dans un découpage classique avec quelques attitudes manga modernisant le franco-belge traditionnel. Aux couleurs, on retrouve Benoît Bekaert et Antoine Lapasset.

Amour du savoir ou amour du pouvoir ? Il faut savoir pour pouvoir. Mais ce qui va au-delà de tout, c’est bel et bien le pouvoir de l’amour. Entre stratégies et trahison, le bras de fer pour la résurrection de la civilisaton tazmède ne fait que commencer.
Série : Les omniscients
Tome : 7 – L’amour du savoir
Genre : Thriller fantastique
Scénario : Vincent Dugomier
Dessins : Renata Castellani
Couleurs : Benoît Bekaert & Antoine Lapasset
Éditeur : Le Lombard
ISBN : 9782808217774
Nombre de pages : 48
Prix : 13,95 €



