4 enfants, 1 chien et des roulettes
« -Il semblerait que nous allons avoir de nouveaux voisins…
-Chic ! J’ai hâte de voir à quoi ils ressemblent !
-J’espère qu’ils seront aussi sympathiques que les Jourdan !
-J’en suis persuadée ! »
C’est les vacances d’été. Garance et Nathanaël sont tout excités à l’idée d’accueillir leurs cousins Apolline et Bruno. Avec eux, ils vont pouvoir vivre des aventures passionnantes et des enquêtes incroyables, à moins que ça ne soit l’inverse. Garance, Nathanaël, Apolline, Bruno,… ? Mais ? Il faut être cinq ! Ah, oui, il y a aussi Attila, le chien de la famille, handicapé du train arrière depuis que Charles Barral, le père de famille, l’avait écrasé en reculant sa voiture dans l’allée de la villa. Bref, pour les enfants, c’est après-midi plage. « Le dernier à l’eau est socialiste ! » L’ambiance est fort bonne et les éclats de rire nombreux. Le soir, à la maison, les nouveaux voisins sont invités pour l’apéritif. Le premier mystère se produisit lorsque Christian Duval, le voisin, parti aux toilettes avec son attaché-case qu’il ne quitte jamais, se trompa certainement volontairement de porte pour se rendre dans le bureau de Charles.

Un deuxième mystère retentit dès la nuit venue. Réveillée par un bruit étrange, Garance entendit des phrases énigmatiques venue de la chambre de ses parents et prononcées par sa mère. Rejointe par Nathanaël, ils conclurent à un cauchemar de leur maman. Ce n’est que le lendemain, alors que les enfants sont repartis à la plage et vont se régaler de glaces exceptionnelles, surtout une, que le papa se rendit compte qu’un dossier très très important avait disparu de son bureau. Mon dieu ! Et dire que pourraient être révélés au monde entier les secrets des raviolis de chez Lidl ! Tout cela n’empêchera pas les enfants de se rendre au vide-greniers et les parents de s’enjailler au bal au son de la Bistouchatte.

Le club des 5 a-t-il trouvé ses successeurs ? Les 6 compagnons vont-ils être mis au rebu ? Le clan des 7 peut-il être à présent dissous ? Les cinq ami.e.s, sont là et fichent un sacré coup de vieux (ou pas) à leurs prédécesseurs. Enid Blyton et Paul-Jacques Bonzon peuvent dormir sur leurs deux oreilles (ou pas). Ils ne sont pas oubliés. Fabcaro les a lus et il s’en rappelle. Il reprend leurs poncifs dans une parodie hilarante où l’on rit de bon cœur. L’auteur raille un style, avec des phrases répétitives en running gags. Il adopte un langage sans filtre comme quand Apolline ne peut pas se baigner parce qu’elle a ses règles. Pour ce qui est des mystères, ce n’est pas le plus important pour Fabcaro. On sait dès la 4 de couv’ que le voisin est le fourbe de l’histoire. Ce qui compte, c’est l’écriture, même quand elle est inclusive pour se payer la tête d’une modernisation des œuvres littéraires. Pour exemple, les livres du Club des 5 ont tous été réédités au présent simple au lieu du passé de narration d’origine, comme si les gamins d’aujourd’hui étaient trop neuneus pour comprendre. Alors que leur éditeur nivelle par le bas, celui de Fabcaro, 6 pieds sous terre, sort tout le monde de ce fatras pour un décalage jouissif.

Si les cinq ami.e.s l’échappent belle in extremis, on n’échappera pas à une grosse poilade. Bien sûr, il vaut mieux avoir les réf’ pour en profiter encore plus. Pour les autres, faites un pas de côté et vous comprendrez tout. Vivement Les cinq ami.e.s à la rescousse, La revanche des cinq ami.e.s ou Le trésor des cinq ami.e.s, à moins que ne soient rééditées les inédites aventures des cinq ami.e.s qui tentent de joindre l’URSAF Limousin, contre les falafels faits maisons ou contre Jean-Luc Lahaye. On n’a plus envie que ça s’arrête.
Titre : Les cinq ami.e.s l’échappent belle in extremis
Genre : Parodie
Scénario & Illustrations : Fabcaro
Couleurs : Guillaume Guerse
Éditeur : 6 pieds sous terre
ISBN : 9782352122036
Nombre de pages : 104
Prix : 14 €



