La bataille finale commence !
« -Où reste Eusèbe ? Avec tous ces sabotages, il y a des soldats partout !
-Patience !… Vu ce qui se passe, il devait aller voir si les nouveaux messages sont arrivés de Londres.
-Et toi ? Tu arrives à imaginer ce qui se passe ? C’est le débarquement !
-Pas vraiment. J’ai juste l’impression qu’il se déroule quelque chose d’incroyable. D’historique ! »
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, près de Pontain l’Ecluse, un petit groupe de résistants s’apprête à plastiquer un relais de communication. Ils cherchent où il se trouve. Rue Auguste Petit. Mais c’est où ? Elle a été rebaptisée Rue du Maréchal Pétain, par Rumieau, le sous-préfet de Guerchin. Une fois trouvé, en avant les pétards ! Au même moment, Eusèbe retrouve François et Lisa. Il revient avec de nouveaux messages arrivés de Londres. C’est le débarquement. La bataille finale commence. Ce serait idiot qu’il arrive malheur maintenant aux « enfants de la résistance » après quatre années de lutte.

Alors que les alliés posent le pied sur les côtes normandes dans des affrontements sanglants, pour les petits villages de France, la lutte est loin d’être terminée. A la radio anglaise, la voix d’Eisenhower annonçant la bonne nouvelle réjouit la population qui réfrène ses manifestations de joie car l’occupant est encore là. La peur allait changer de camp, mais il faudra encore être patient. L’action des forces de résistance allait devoir s’amplifier face à un ennemi aux abois prêt aux représailles, prêt à redoubler d’horreur et de violence pour montrer qu’il n’est pas encore abattu. Instituteur, le père d’Eusèbe conseille à ses élèves de rester prudents. Son rôle est de les protéger. Il a repris préventivement ses cours de défense passive de 1940. Quant à sa femme, elle est prête à prendre tous les risques pour apporter sa pierre à l’édifice.

Ce dixième épisode est un tournant dans l’aventure des Enfants de la Résistance. Alors que dans l’imaginaire collectif le 6 juin 1944, date du débarquement, montre la fin du cauchemar, le chemin jusqu’à la libération totale de la France sera long et douloureux. Vincent Dugomier et Benoît Ers le montrent en détails dans cet album : il va être encore plus difficile de survivre dans ces derniers jours de lutte. En parallèle aux actions de Lisa, Eusèbe et François, plus que jamais dans leurs rôles, les auteurs intercalent ce qu’il se passe au niveau national, avec par exemple le massacre d’Oradour-sur-Glane ou l’entrée du Général de Gaulle à Bayeux.
Les enfants de la Résistance est une série dont on parle beaucoup du scénario mais finalement peu du dessin, c’est pourquoi il est important de souligner la qualité du graphisme de Benoît Ers dont la ligne claire et le réalisme souple se solidifient d’épisode en épisode, que ce soit dans les scènes tendues de dialogues ou dans les grandes représentations de guerre.

Forts du succès du film de Christophe Barratier (dont la suite est en préparation), Les enfants de la Résistance ne s’arrêteront pas avec l’Armistice qui approche. Ils raconteront aussi l’Après-Guerre et la restauration de la République. En attendant, il est encore l’heure du débarquement. La guerre n’est pas finie.
Série : Les enfants de la résistance
Tome : 10 – La guerre n’est pas finie
Genre : Histoire
Scénario : Vincent Dugomier
Dessins & Couleurs : Benoît Ers
Éditeur : Le Lombard
ISBN : 9782808216937
Nombre de pages : 56
Prix : 12,50 €



