« Parfaitement inutiles et totalement indispensables »
« Si j’explore encore, avec une nostalgie constante, le cinéma et la musique des années 80/90 tout en continuant de participer à la rédaction d’ouvrages consacrés aux jeux vidéo dits de « l’âge d’or », je n’avais pas encore pris conscience jusqu’ici de l’importance grandissante des figurines et de leurs côtes ! » (Vincent Zimmermann)
Vincent Zimmermann est un journaliste spécialisé dans les jeux vidéo de l’âge d’or. Dans sa finement pensée préface, il analyse l’évolution de ce que l’on peut appeler la collectionnite au fil des générations. Nos parents collectionnaient les voitures Dinky Toys, les vinyles, les affiches de cinéma et les bandes-dessinées franco-belges. La génération suivante est plus empreinte de virtualité, la « pop culture » ayant créé une forme de consommation visuelle de comics, films et jeux vidéos, puis les mangas. Les figurines sont donc la prise de conscience concrète de toutes ces histoires ingurgitées. Nostalgie et transmission intergénérationnelle ont donc généré un véritable business. Ça valait bien un CAC3D.

Au risque de le répéter, mais c’est indispensable pour tous ceux qui découvriraient le concept avec cette chronique, pour chacune des figurines, il y a une photo de l’objet, avec le nom du fabricant, accompagnée de sa licence et de son copyright. A côté, on trouve les informations détaillées : référence, société, sculpteurs, matière, aspect, dimensions, année de production, tirage, certificat d’authenticité, prix d’origine, estimation de la côte ,provenance et, éventuellement, particularité et contenant. Plus de 1160 objets venus de 25 fabricants différents sont ainsi référencés. On retrouve bien sûr les classiques et fidèles maisons Attakus ou Leblon Delienne. Elles sont ici accompagnées de fabricants plus proches du jeu vidéo et du manga que de la BD franco-belge. C’est sur eux que l’on choisit de s’attarder avec quelques exemples.

Qu’il est beau le dragon Spyro de chez First 4 Figures. Tirée du jeu vidéo Spyro Reignited Trilogy, la résine polychrome de 38 cm est estimée de 190 à 220 euros selon son édition. Existe aussi en 70 cm mais la côte n’est pas communiquée. Chez Hot Toys, la figurine Astro Boy, inspirée par le film éponyme, avec 22 points d’articulation sortie en 2010 pour à peu près 80 € est désormais côtée 480 €. Tirée du jeu Assassins Creed II, Ezio Auditore da Firenze, en version Deluxe devant un vitrail, est côté 220 €. Chez Oniri Créations, il faudra débourser 579 € pour acquérir l’un des 999 exemplaires du diorama Levi vs Female Titan de 52 cm, échelle 1/6ème, issu évidemment de L’attaque des Titans. Les fans du jeu culte Street fighters se régaleront chez Pop Culture Schock où ils pourront trouver de nombreux personnages en ¼, autour de 50 cm, à des tarifs très divers allant de 230 à 1100 €.

Batman, Mortal Kombat, The Witcher, God of war, Resident Evil, Berserk, DragonBall Z, Star Wars, World of Warcraft, Naruto, One Piece, Tomb Raider,… ne sont que quelques exemples de licences exploitées dans ce livre-objet, catalogue argus inestimable que l’on feuillette avec autant d’envie que de nostalgie. Toutes ces figurines, grâceau CAC3D, on les a un peu chez soi.
Série : CAC 3D – Encyclopédie des figurines de collection
Tome : Jeux vidéo & Manga
Genre : Argus
Auteur : Christian Mallet
Éditeur : Côte-à-cas éditions
ISBN : 9782491066369
Nombre de pages : 290
Prix : 49 €



