Minipouss
« -Ta mère va me tuer si je te raconte cette histoire…
-Je suis plus une gamine ! Et puis, j’ai le droit de connaître l’histoire de Nonno…
-Tu as raison… Eh bien, figure-toi que ton père n’est pas le seul à avoir disparu mystérieusement ! »
Dina et sa maman Alba arrivent pour quelques jours à Castelfiore. Elles vont passer leurs vacances chez leur grand-mère et mère Nonna. La maison est excentrée du village, sur les hauteurs. Le père de Dina a disparu depuis plus d’un an. C’est à croire qu’une malédiction s’est abattue sur la famille. Il n’est pas le seul à s’être volatilisé mystérieusement. Alors qu’Alba part se coucher, l’histoire que Nonna va raconter à sa petite fille Dina va révéler quelque chose d’encore plus énigmatique. Il va falloir remonter une cinquantaine d’années en arrière, dans les années 70. Nonna et son époux tenaient une pâtisserie dans le village. Alors qu’elle était enceinte, la quasi-totalité des habitants, dont son mari, a disparu corps et âmes, alors qu’ils faisaient la fête dans la salle de la Mairie, laissant derrière eux tous les vêtements. Sorcellerie ? Extra-terrestres ? Toutes les causes ont été envisagées mais rien n’a été ni prouvé ni trouvé.

Le village a mis des années à se repeupler. Nonna ne s’est jamais remise des événements. Elle a élevé Alba seule, avec courage. Aujourd’hui, c’est Alba qui élève seule Dina. L’entente entre la mère et la fille n’est pas toujours facile. Quand Alba annonce à Dina qu’elle va devoir rentrer pour le travail et laisser sa fille à Castelfiore, la gamine a des mots très durs envers elle : « C’est toi qui aurais dû disparaître à la place de papa. Je te déteste ! ». Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Dina s’endort. A son réveil, rien ne sera plus comme avant. Dina va découvrir… une toute nouvelle dimension.

Biberonné avec la série de dessins animés Les Minipouss et le film Chéri, j’ai rétréci les gosses, le scénariste Stéphane Lapuss’, qui signe ici sa première histoire longue, surfe sur le principe des mini-mondes. Sans spoiler, parce qu’on l’apprend dès la première planche avant un long flashback, Dina va se retrouver réduite à une taille la rendant minuscule face à une araignée. On comprendra par la suite comment elle a atterri dans cette situation invraisemblable. Antonello Dalena délaisse provisoirement les microbes d’Ernest et Rebecca pour une ambiance italienne à ras du sol. La série démarre sur les chapeaux de roue sans aucun temps mort. Les couleurs chaudes de Cecilia Giumento accentuent l’atmosphère tiède des lieux.

Ce premier tome de Dina et le Millimonde est un excellent démarrage de série. L’aventure populaire dans le style BD franco(-italo)-belge est toujours en forme.
Série : Dina et le Millimonde
Tome : 1 – Le peuple du grenier
Genre : Aventure
Scénario : Stéphane Lapuss’
Dessins : Antonello Dalena
Couleurs : Cecilia Giumento
Éditeur : Dupuis
ISBN : 9782808512589
Nombre de pages : 72
Prix : 14,50 €



