Entrech’Art
« – A la pleine lune, les chats du Louvre vont se balader au clair de lune ! Mais toi, Flocon, tu restes ici. Tu ignores nos règles, et tu te fais repérer des humains. Avec toi, j’aurais bien perdu un siècle d’espérance de vie ! Reste donc sagement ici, avec l’ancien !
-Désolé, Flocon… On sera vite rentrés ! Je te rapporterai un myosotis.
-Merci. »
Au Musée du Louvre, le public n’a d’yeux que pour ceux de Monna Lisa. La Joconde attire les foules. Le portrait subjugue. Le portrait passionne les historiens comme le grand public jusqu’à phagocyter le reste des œuvres du Musée. Cécile, conférencière, rêve de présenter autre chose aux visiteurs, mais les gens sont pressés et s’ils ne s’arrêtent qu’en un lieu, c’est devant elle. Au milieu de la foule, Cécile aperçoit un chat blanc qui la fixe. Elle détourne le regard puis cherchant à nouveau le félin ne le trouve plus. Aurait-elle rêvé ? A la fermeture du Musée, la guide retrouve un collègue en salle de pause. Celui-ci rigole bien quand elle lui raconte l’anecdote du chat.

Personne ne connaît mieux le Musée que Monsieur Marcel. Sa famille travaille au Louvre depuis des générations. Ce soir, il accompagne Patrick, un veilleur de nuit qui débute. Il lui présente un recoin secret que seuls les gardiens de nuit connaissent, un lieu caché où habitent des chats depuis des années, depuis l’époque où c’était un château. Lorsqu’il est devenu Musée, ils se sont faits discrets mais n’ont jamais quitté les lieux. Ce soir, Monsieur Marcel remarque qu’un petit chat blanc manque à l’appel. Tiens ? Il semble bien que ce soit Flocon, c’est celui qu’a aperçu Cécile.

Marcel avait une sœur de trois ans son aînée. Arrietta était très fûtée et très jolie, jusqu’au jour où elle a disparu, il y a plus de cinquante ans… quelque part dans ce Musée. Elle parlait sans cesse avec les voix des tableaux que personne n’entend. Elle ne se mêlait pas aux autres enfants et était toujours seule. Elle ne riait qu’auprès des peintures. Marcel en est persuadé : sa sœur est dans un tableau. Intriguée par l’anecdote et par sa rencontre avec le chat, l’histoire ne va pas laisser Cécile indifférente.

A l’occasion des vingt ans de la collection Futuropolis/Musée du Louvre, le diptyque Les chats du Louvre est réédité en intégrale petit format souple. Sous les couleurs bleutées d’Isabelle Merlet, Taiyô Matsumoto propose un conte onirique, une ode à l’art et aux chats. Les animaux, lorsqu’ils sont entre eux ont des apparences humanisées. Matsumoto construit un pont entre l’art et le rêve. Il démontre comment l’art permet de fuir une certaine réalité pour emmener dans un monde parallèle. Plus jamais vous n’irez au Musée comme avant.
A la pleine lune, les chats du Louvre vont se balader au clair de lune, peut-être avec ce livre sous les pattes.
One shot : Les chats du Louvre
Genre : Art & onirisme
Scénario & Dessin : Taiyô Matsumoto
Couleurs : Isabelle Merlet
Éditeur : Futuropolis / Louvre éditions
Collection : Louvre
ISBN : 9782754846349
Nombre de pages : 416
Prix : 28 €