L’arcade dépasse les bornes
« -Paraît qu’ils ont reçu une nouvelle borne d’arcade !
-Laisse, je connais. C’est Escalatur, l’épée du Roi Soleil ! Celui qui retirera l’épée du rocher deviendra le roi. Gnnnn. C’est bloqué.
-Attends. Je crois qu’il faut mettre une pièce dans le monnayeur pour démarrer le jeu… »
Quand on essaye une nouvelle borne d’arcade dans la salle de jeu de Mirador, il vaut mieux regarder comment elle marche avant. N’est-ce pas Horace ? Le pote de Kid aurait ainsi pu éviter un passage par l’hôpital. Bon, il n’est pas à une fracture du crâne près. Mais que serait Kid Paddle sans lui ? Les deux complices s’entendent bien, ou pas, pour tenter de rentrer au cinéma afin de voir des films interdits aux moins de 18 ans. Parviendront-ils à profiter de La boucherie de Jack l’éventreur, Le sommelier fou, Human sushi ou Intestins en cavale ? On connaît la réponse, comme dans chaque gag de Game over, mais c’est tordant. Tout l’art des gagmen scénaristes est là.

L’autre pilier de l’humour Paddle, c’est son père. Son fils l’imagine incroyable. Incroyable, il l’est, mais dans sa banalité. Un colis arrive. C’est certainement un exosquelette qui permettra de frimer devant les amis de Kid. Ben, non, c’est une pince télescopique pour ne pas se baisser pour ramasser les détritus. Quand il sort un petit mélange de sa composition, est-ce pour dissoudre des cadavres dans la baignoire ? On verra bien. Le crâne ouvert, est-il lui-même passé de vie à trépas ? Est-il devenu un zombie ? N’affolons pas Carole ! En tous cas, le chauve est parvenu à échapper à l’attaque des Poilax, ces extraterrestres fourbes qui prennent le contrôle des cerveaux.

Une fois n’est pas coutume, l’album se termine avec Tchernobyl, une histoire de cinq planches co-scénarisée par Jacques Louis, l’auteur de Family Life qui file aussi des coups de main à Janry sur Le Petit Spirou. Boris, un enfant ukrainien, est accueilli pendant quelques semaines dans la famille. Il vient de Tchernobyl. Calme-toi, Kid, il n’a pas été irradié. La zone de la centrale est inaccessible depuis bien longtemps. Bref, Boris n’a pas six bras, son enveloppe humaine ne cache pas un monstre difforme, et il va bien calmer la Kid team quand il va leur montrer les archives Tchernobyl de ses grands-parents.
Ian Dairin épaule une nouvelle fois Midam aux dessins. Si le boss parvient à conserver Kid Paddle au sommet de l’humour, c’est qu’il a su s’entourer d’une équipe de scénaristes. Les gags sont co-signés Patelin, Benz et Pujol. Gof est-il un autre larron ou bien est-ce le nom d’un collectif ? Sa signature n’apparaît jamais sur les planches mais le nom est crédité en page de titre. Angèle pulse le tout aux couleurs.

Alors, Zombie or not zombie ? Peu importe, du moment qu’on est Kid, Kid, Kid ! Le Paddle est définitivement à la mode. Planche flottante ou raquette ? Non, joystick !
Série : Kid Paddle
Tome : 21 – Zombie or not to be
Genre : Humour geek
Scénario : Midam, Patelin & Gof
Dessins : Midam & Dairin
Couleurs : Angèle
Éditeur : Dupuis
ISBN : 9782808510363
Nombre de pages : 48
Prix : 12,95 €



