Napoléon et les originaux
« -Rah, quel temps ! Vous voyez quelque chose ?
-Hmmm… Du blanc, principalement.
-Rah, comment voulez-vous mener une bataille dans des conditions pareilles ! Si on ne peut plus faire la guerre en paix, où va-t-on ? »
Mars 1800, au large d’Ouessant, le corsaire Jean-Marie Cochet est capturé par un navire anglais. Les britanniques ne se doutaient pas que le syndicaliste allait retourner le cerveau de l’équipage et déclencher une mutinerie. Se saisir de Napoléon lui-même aurait été moins dangereux. Quelques années plus tard, en 1806, on retrouve ce dernier sur le front prussien. Tout semble en bonne voie mais l’ennemi prépare une contre-attaque. Entre les différents angles d’assaut, qui aura le plus fait plier l’ennemi ? Bernadotte va en tous cas briller par sa lâcheté. C’est le roi des sales coups. Autre sale coup mais coup de folie que celui de Claude-François de Malet qui va faire croire que Napoléon est mort en Russie. Quand on pense que s’il avait réussi, ce dernier aurait peut-être gouverné la France… « La France gouvernée par des fous qui nomment Ministre n’importe qui, Impossible, vous dites ? Ne dites pas ça, soldat. J’ai l’impression que vous allez nous porter la poisse. » s’exclame Napoléon.

Les hussards font un petit tour en Espagne en 1809, pour sécuriser les routes farcies de bandits. Les troupes anglaises du général Wellington venues envahir le pays ne réalisent pas à qui ils vont se frotter. Retour en Prusse en 1807 pour un affrontement incroyable avec une charge de 12000 cavaliers dirigés par Murat, avant de revenir en Espagne où Agustina de Aragon fait figure de Jeanne d’Arc locale combattant les français. Histoire de rocher au large de la Martinique. Les anglais s’en emparent en 1804 et en font…un navire de guerre ! Et on termine par le départ de Gaspard Monge, scientifique et ancien ministre, partant en expédition en Egypte et qui aime bien la baston.

Au milieu de ces histoires toutes véridiques (c’est le principe de la collection), le scénariste historien Julien Hervieux glisse des anecdotes cocasses. Masséna invente la dérobade sur popotin pour descendre une pente impraticable. Daumesnil montre son cul pour récupérer des boulets. Le petit tambour d’Arcole met tout seul en déroute les troupes autrichiennes. Napoléon organise un trafic de faux-billets en roubles. On découvre d’où vient l’expression avoir les dents du bonheur. Et c’est justifié. Vincent Malgras fait le stroyboard qui sert de base au dessin de Camille Prieur, dans un réalisme qui laisse place à la comédie, mettant ainsi l’accent sur l’incongruité de certaines situations.

La période napoléonienne est si riche, mais on ne se doutait pas qu’elle était emplie de tant de cocasseries. Certaines situations semblent si improbables. Et pourtant, tout est vrai ! Instructif et drôle.
Série : Le petit théâtre des opérations présente
Tome : Les guerres napoléoniennes 2
Genre : Humour historique
Scénario : Julien Hervieux
Dessins & Couleurs : Camille Prieur & Vincent Malgras
Aplats : Marie Fasquelle
Éditeur : Fluide glacial
ISBN : 9791038208254
Nombre de pages : 56
Prix : 15,90 €



