Monkey Island
« -Tu penses que c’est une bonne idée ?
-La tempête a fait rage pendant trois jours. Nous devons retrouver Maya.
-Pourquoi tu t’en fais pour elle ? Maya est bien plus capable de survivre ici que toi et moi.
-Ce n’est pas pour elle que j’ai peur mais pour nous. Sans Maya, on ne quittera pas cette île. Et puis, il y a le message de l’automate.
-Celui qui demande à Maya d’entrer dans le phare. Cette machine me fait froid dans le dos. »
Dans un océan déchaîné, un jeune navigateur tente de maintenir son embarcation à flots. L’orage gronde et les vagues submergent le frêle esquif. Le vent déchire la voile. L’occupant tombe à l’eau. Réussissant à se débattre contre les éléments, le garçon échoue sur une île, près de ce qui semble être les vestiges d’un temple oublié.
Plus loin, en pleine jungle, Elijah et Elena sont à la recherche de Maya. L’automate, contrôlé par on ne sait qui, lui a demandé d’entrer dans le phare. D’après Elena, il est peu probable qu’elle y soit. Elle a dû partir à la recherche de gens qui vivraient cachés. Leur avancée les fait traverser une rivière et les amène au milieu de ruines, avec un singe et un dragon gravés sur des pierres, dans un style précolombien. Quel est donc ce territoire mystérieux ? La nuit tombe et le duo a encore la trahison d’Hector en travers de la gorge. C’est alors qu’ils sont assaillis par une bande de singes belliqueux.

Elijah et Elena sont sortis de ce bien mauvais pas par Maya et Charlie, dont elle vient de faire la connaissance. Pour Elijah, elle lui accorde trop de confiance. Ils viennent de sortir d’une traîtrise, ce n’est pas pour en risquer une autre. Mais il y a une différence notable. Charlie n’est ni en quête d’explication, ni en recherche d’évasion de l’île. Alors que, la nuit, le phare éclairé intrigue la petite bande, au moins ceux qui ne dorment pas, en pleine jungle, un garçon est à son tour confronté aux singes. C’est celui qui vient d’échouer sur l’île et que nos amis vont retrouver le lendemain coincé au fond d’un piège. Charlie, qui a déjà rencontré une femme qui semble diriger les singes, ne pense pas qu’il soit complice d’elle. Il serait donc de mèche avec ceux du phare ? Toujours est-il que l’individu n’est pas accueilli de la plus sympathique des façons.

Lyllian et Grebil poursuivent les aventures des enfants arrivés indépendamment et amnésiques sur cette île pas si déserte que ça. Contrairement à la plupart des séries où les personnages sont définis dès le départ par une personnalité spécifique, avec Lyllian, on n’est jamais sûr des revirements qui pourraient arriver. Pour preuve, Hector ne s’est pas comporté comme on l’attendait. Il fait en réalité partie d’une bande d’enfants masqués. Robin arrive comme un cheveu dans la soupe. Comble pour un naufragé, il va devoir ramer pour gagner la confiance de ses nouveaux amis. La femme aux singes est aussi un personnage ambigu. La scientifique travaille-t-elle pour la recherche ou a-t-elle des intérêts personnels ? En élargissant le périmètre d’action sur l’île, le scénariste offre à son dessinateur la possibilité de diversifier les décors et les ambiances, lui permettant de montrer toute l’étendue de ses capacités.

Il n’est pas forcément Minuit sur l’île du même nom. Il est en tous cas l’heure de tous les mystères. Les enfants perdus n’ont pas de Peter Pan pour les aider dans leur quête et vont avoir besoin de courage et de détermination pour éclaircir les secrets des lieux.
Série : L’île de minuit
Tome : 2 – La femme aux singes
Genre : Aventure fantastique
Scénario : Lylian
Dessins & Couleurs : Nicolas Grebil
Éditeur : Dupuis
ISBN : 9782808510899
Nombre de pages : 56
Prix : 12,95 €



