{"id":6619,"date":"2024-12-15T00:45:54","date_gmt":"2024-12-14T23:45:54","guid":{"rendered":"https:\/\/boulevardbd.com\/?p=6619"},"modified":"2025-01-24T22:46:12","modified_gmt":"2025-01-24T21:46:12","slug":"les-meilleurs-albums-de-lannee-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/2024\/12\/15\/les-meilleurs-albums-de-lannee-2024\/","title":{"rendered":"Les meilleurs albums de l&rsquo;ann\u00e9e 2024"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-right has-luminous-vivid-amber-color has-text-color has-link-color wp-elements-6e15724cd015b17c93887dc9562c4115\"><strong>Quinze albums au pied du sapin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1\"><a class=\"wp-block-button__link has-luminous-vivid-amber-color has-text-color has-link-color wp-element-button\" href=\"https:\/\/creators.spotify.com\/pod\/show\/laurent-lafourcade\/episodes\/Au-pied-du-sapin-2024-e2sfjip\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Ecouter<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button is-style-outline is-style-outline--2\"><a class=\"wp-block-button__link has-luminous-vivid-amber-color has-text-color has-link-color wp-element-button\" href=\"https:\/\/youtu.be\/VJyLRJWj8Lo\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Regarder<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><strong><em>Comment choisir 15 albums sur une ann\u00e9e de lecture de plus de 400 titres&nbsp;? Forc\u00e9ment, le r\u00e9sultat est subjectif, mais il est l\u00e0. Choisir, c\u2019est renoncer. Voici donc, sans classement, la s\u00e9lection des albums retenus pour vous et qu\u2019il est encore temps de d\u00e9poser au pied du sapin. Parmi eux, sera d\u00e9cern\u00e9 d\u00e9but janvier le prix Boulevard BD d&rsquo;or 2024.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"766\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-1972-couv-1-766x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6621\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-1972-couv-1-766x1024.jpg 766w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-1972-couv-1-224x300.jpg 224w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-1972-couv-1-768x1026.jpg 768w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-1972-couv-1.jpg 835w\" sizes=\"auto, (max-width: 766px) 100vw, 766px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Bobigny 1972<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;esprit des lois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0-Laisse-moi entrer, Marie-Claire\u2026 Que je te voie. Savoir si je dois t&rsquo;amener chez le Docteur. Ch\u00e9rie, que se passe-t-il ? Pourquoi tu pleures ? Ce n&rsquo;est pas grave, voyons\u2026 Des coliques\u2026 Marie-Claire\u2026. Marie-Claire. Tu dois me raconter ce qui s&rsquo;est pass\u00e9. Et tu dois me dire quand cela est arriv\u00e9.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>1971. Marie-Claire a 15 ans. Elle n&rsquo;a pas fait l&rsquo;amour. Il l&rsquo;a forc\u00e9e. Il l&rsquo;a forc\u00e9e. Elle est enceinte. Il l&rsquo;a forc\u00e9e&#8230; Il l&rsquo;a forc\u00e9e\u2026 Marie-Claire ne veut pas de cet enfant. Sa m\u00e8re l&rsquo;accompagne dans sa d\u00e9marche. Comme des milliers de femmes, elle va aller voir une faiseuse d&rsquo;anges\u2026 pour avorter. D\u00e9but 1972, sur d\u00e9nonciation du violeur, Marie-Claire et Mich\u00e8le, sa m\u00e8re, sont arr\u00eat\u00e9es et interrog\u00e9es par la police. \u00ab\u00a0Quiconque par aliments, breuvages, m\u00e9dicaments, man\u0153uvres, violences ou par tout autre moyen aura procur\u00e9 ou tent\u00e9 de procurer l&rsquo;avortement d&rsquo;une femme enceinte ou suppos\u00e9e enceinte, qu&rsquo;elle y ait consenti ou non, sera puni d&rsquo;un emprisonnement d&rsquo;un an \u00e0 cinq ans, et d&rsquo;une amende de 1800 F \u00e0 100 000 F\u2026\u00a0\u00bb Les deux femmes sont lib\u00e9r\u00e9es en attendant le proc\u00e8s. Quelques mois plus t\u00f4t, 343 femmes ont lanc\u00e9 un appel r\u00e9clamant l&rsquo;avortement libre. Parmi elles, la c\u00e9l\u00e8bre avocate Gis\u00e8le Halimi. Mich\u00e8le Chevalier d\u00e9cide d&rsquo;aller la rencontrer pour qu&rsquo;elle d\u00e9fende sa fille, mais elle n&rsquo;a pas d&rsquo;argent pour la payer. Pour Halimi, il n&rsquo;y a pas de probl\u00e8me d&rsquo;argent. Il n&rsquo;y aura pas de frais si la famille la laisse agir. L&rsquo;affaire sera m\u00e9diatis\u00e9e afin de pousser l&rsquo;\u00e9tat \u00e0 changer la loi. La soci\u00e9t\u00e9 patriarcale est-elle pr\u00eate \u00e0 faire \u00e9voluer sa mentalit\u00e9 ?<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"746\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-3-746x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6622\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-3-746x1024-1.jpg 746w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Bobigny-3-746x1024-1-219x300.jpg 219w\" sizes=\"auto, (max-width: 746px) 100vw, 746px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Maurel, Bardiaux-Va\u00efente &#8211; Gl\u00e9nat<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Avec Bobigny 1972, c&rsquo;est tout le parcours du combattant pour l&rsquo;IVG qui est racont\u00e9 par Marie Bardiaux-Va\u00efente \u00e0 travers une histoire bas\u00e9e sur des faits r\u00e9els, le proc\u00e8s de Marie-Claire Chevalier. La loi Veil est en ligne de mire, mais avant d&rsquo;en arriver l\u00e0, il aura fallu tout le talent et la puissance d&rsquo;une Gis\u00e8le Halimi, avocate qui r\u00e9ussit \u00e0 embarquer l&rsquo;opinion publique. Carole Maurel met en sc\u00e8ne cet \u00e9v\u00e9nement avec une pudeur incroyable. Son graphisme r\u00e9unit les genres et transpire d&rsquo;\u00e9motion. Pour rester dans la militance, Carole Maurel, futur Grand Prix d&rsquo;Angoul\u00eame ! Marie Bardiaux-Va\u00efente montre \u00e0 toutes les femmes du XXI<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle qui l&rsquo;ignoraient qu&rsquo;il aura fallu se battre il y a cinquante ans pour qu&rsquo;elles connaissent enfin la justice de leur libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Bobigny 1972 raconte un pan de la politique de la V<sup>\u00e8me<\/sup> R\u00e9publique, expliquant comment les mentalit\u00e9s ont \u00e9volu\u00e9 dans le sens de la fraternit\u00e9 (et de la sororit\u00e9), de la libert\u00e9 et surtout surtout de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9. Au-del\u00e0 de \u00e7a, en 2024, les femmes prennent enfin le pouvoir dans le milieu de la bande dessin\u00e9e et c&rsquo;est tant mieux.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot : <\/strong>Bobigny 1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Histoire<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario : <\/strong>Marie Bardiaux-Va\u00efente<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins &amp; Couleurs&nbsp;: <\/strong>Carole Maurel<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Gl\u00e9nat<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;: <\/strong>9782344045664<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>164<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 22 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"560\" height=\"737\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Lebensborn-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6623\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Lebensborn-couv.jpg 560w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Lebensborn-couv-228x300.jpg 228w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Lebensborn<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La fontaine de sa vie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Himmler ! \u2026 Les camps de concentration\u2026 L&rsquo;effroyable s\u00e9lection qui envoyait les enfants juifs se faire gazer ! Et vous connaissez l&rsquo;autre programme de s\u00e9lection mis en place par les nazis ?\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N\u00eemes, octobre 1993, Isabelle est en cours d&rsquo;Histoire au coll\u00e8ge La r\u00e9volution. La prof leur apprend que la s\u00e9lection des enfants mise en place par les nazis ne passait pas que par le gazage des juifs. Pendant que ces barbares tuaient des enfants d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, ils en faisaient na\u00eetre de l&rsquo;autre. D\u00e9peuplement- repeuplement. Des aryens naissaient dans des maternit\u00e9s nazies scandinaves. Ces lieux \u00e9taient appel\u00e9s des Lebensborn, de \u00ab\u00a0leben\u00a0\u00bb (vie) et \u00ab\u00a0born\u00a0\u00bb (fontaine ou source) en allemand ancien. Ces fontaines de vie cachaient des horreurs. Il y en avait en Allemagne, au Danemark, en Belgique, aux Pays-Bas, en France, mais surtout en Norv\u00e8ge, entre 1942 et 1945. Le cours fait tilt dans la t\u00eate d&rsquo;Isabelle. Sa m\u00e8re, adopt\u00e9e, est n\u00e9e en 1944 en Norv\u00e8ge. Viendrait-elle d&rsquo;une de ces maternit\u00e9s ?<\/p>\n\n\n\n<p>Katherine, la maman d&rsquo;Isabelle, ne sait pas pourquoi sa m\u00e8re n&rsquo;a pas pu la garder. L&rsquo;\u00e9poque \u00e9tait compliqu\u00e9e. Elle \u00e9tait peut-\u00eatre trop jeune ou trop pauvre. Toujours est-il qu&rsquo;elle a trouv\u00e9 une famille aimante en France et que mamie est celle qu&rsquo;elle aime et qui l&rsquo;a \u00e9lev\u00e9e. A son d\u00e9c\u00e8s en 1998, Katherine, qui n&rsquo;avait jamais cherch\u00e9 \u00e0 en savoir plus, d\u00e9cide de mettre de la lumi\u00e8re sur son histoire. 1998, c&rsquo;est aussi l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;internet dans le foyer. Les recherches sont facilit\u00e9es. Isabelle part faire des \u00e9tudes de dessin pendant que sa m\u00e8re avance dans l&rsquo;enqu\u00eate de ses origines. Elle d\u00e9couvre que son p\u00e8re biologique \u00e9tait un soldat allemand. Elle se trouve un fr\u00e8re et une s\u0153ur en Norv\u00e8ge. Isabelle apprend qu&rsquo;elle a des cousins. Katherine est n\u00e9e sous le nom d&rsquo;Annelise. Elle va aller rencontrer sa famille et d\u00e9couvrir la vie de sa m\u00e8re Gerda. Isabelle en sera le t\u00e9moin graphique, pas toujours avec l&rsquo;accord de sa maman.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"705\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Lebensborn-3-705x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6624\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Lebensborn-3-705x1024-1.jpg 705w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Lebensborn-3-705x1024-1-207x300.jpg 207w\" sizes=\"auto, (max-width: 705px) 100vw, 705px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Maroger \u2013 Bayard graphic&rsquo;<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Isabelle Maroger explore un pan m\u00e9connu de l&rsquo;Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, peut-\u00eatre parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a eu qu&rsquo;un seul de ces Lebensborn en France. Entre 15 000 et 20 000 enfants seraient n\u00e9s dans ces pouponni\u00e8res. En Norv\u00e8ge, de jeunes soldats allemands \u00e9taient envoy\u00e9s pour s\u00e9duire des filles qui pourraient leur donner des enfants correspondant aux crit\u00e8res aryens. On accompagne Gerda \u00e0 Hurdal Verk, le manoir qui abrita l&rsquo;une des plus grandes maternit\u00e9s nazies de la r\u00e9gion d&rsquo;Oslo. Annelise-Katherine y na\u00eetra. Comment \u00e9chappera-t-elle \u00e0 une arriv\u00e9e en Allemagne, comme ce qui avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu ? On le d\u00e9couvrira dans l&rsquo;album, tout comme on en saura plus sur Paul, le soldat, grand-p\u00e8re d&rsquo;Isabelle. Dans un graphisme tous publics et une mise en couleurs originale posant des personnages en couleurs ou pas selon les \u00e9poques sur des d\u00e9cors en tons de gris, Isabelle Maroger transforme une histoire vraie de famille et de g\u00e9n\u00e9alogie en polar parfois palpitant.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est des histoires o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9passe la fiction. Lebensborn est de ces r\u00e9cits t\u00e9moignages, t\u00e9moin d&rsquo;une \u00e9poque que l&rsquo;Histoire du monde aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne jamais \u00e9crire, mais qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire de retranscrire pour ne pas l&rsquo;oublier. Un des albums de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot : <\/strong>Lebensborn<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;:<\/strong> Histoire<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario, Dessins&nbsp;&amp; Couleurs : <\/strong>Isabelle Maroger<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Bayard graphic&rsquo;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;:<\/strong> 9782227500822<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>224<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 22 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"731\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-couv-731x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6625\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-couv-731x1024.jpg 731w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-couv-214x300.jpg 214w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-couv-768x1075.jpg 768w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-couv.jpg 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 731px) 100vw, 731px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Copenhague<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une sir\u00e8ne assassin\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Madame\u2026 Excusez-nous les danois, nous avons un probl\u00e8me. Mais je vais t&rsquo;occuper. Je suis tr\u00e8s francophile. Ici, c&rsquo;est comme ma maison parce que j&rsquo;habite l\u00e0. Je peux t&rsquo;aider.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-On a vraiment trouv\u00e9 une sir\u00e8ne morte ? C&rsquo;est possible, \u00e7a ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Oui. Nous ne comprenons pas la chose encore. Toute la ville est dans le grand d\u00e9sarroi. Les gens ont la peur ! Ils ont le chagrin. Ils ont l&rsquo;\u00e9motion qui d\u00e9borde.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Partie six jours au Danemark, \u00e0 Copenhague, Nana Miller, parisienne, ne savait pas qu&rsquo;elle allait y rester plus que pr\u00e9vu. Elle a quitt\u00e9 Paris sans pr\u00e9venir son ado de fille. Elle lui a laiss\u00e9 cent balles, un post-it sur le frigo et un reste de lasagnes. Royal ! Arriv\u00e9e sur place, dans le taxi qui la m\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel, c&rsquo;est la panique sur les boulevards. La radio annonce qu&rsquo;un corps a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 pr\u00e8s d&rsquo;Amalienborg. Ce n&rsquo;est pas un homme. Ce n&rsquo;est pas tout \u00e0 fait une femme. C&rsquo;est une sir\u00e8ne. Le personnel ayant d\u00e9sert\u00e9 l&rsquo;h\u00f4tel, Anna y est accueillie par Thyge Thygesen (prononcez Th\u00fc\u00fc Th\u00fcsen), un excentrique qui y habite en compagnie de \u00ab\u00a0Nom d&rsquo;un chien\u00a0\u00bb, son caniche rose. Le pays est verrouill\u00e9. Les a\u00e9roports sont ferm\u00e9s. Plus personne n&rsquo;entre ni ne sort du Danemark. L&rsquo;information est gard\u00e9e secr\u00e8te. Anna va devoir prendre son mal en patience. \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que cette histoire ?\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Anna ne va pas rester passive en attendant que la situation \u00e9volue. Thyge (prononcez Th\u00fc\u00fc) est animateur de radio. Il est pr\u00e9sentateur de l&rsquo;\u00e9mission \u00ab\u00a0Les vrais g\u00e9nies ont la parole\u00a0\u00bb, dans laquelle il prend au t\u00e9l\u00e9phone les seuls qui se posent les bonnes questions : les enfants. \u00c7a ne va louper. Il y en a un qui l&rsquo;appelle pour lui demander qui a tu\u00e9 la sir\u00e8ne, parce que les sir\u00e8nes, elles ne meurent pas normalement. C&rsquo;est comme dans les multivers Marvel : si une br\u00e8che s&rsquo;ouvre sur un autre univers, tout est chamboul\u00e9. Il faut qu&rsquo;un gardien de l&rsquo;univers remette les choses en ordre. Thyge et Anna vont se transformer en d\u00e9tectives en herbe afin de d\u00e9m\u00ealer l&rsquo;intrigue. Un gourou, un club de caniches, le c\u00e9l\u00e8bre parc d&rsquo;attractions Tivoli en plein centre-ville, des terroristes, la capitale du Royaume du Danemark est le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une affaire bien myst\u00e9rieuse.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"670\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-2-670x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6626\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-2-670x1024-1.jpg 670w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Copenhague-2-670x1024-1-196x300.jpg 196w\" sizes=\"auto, (max-width: 670px) 100vw, 670px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Risbjerg, Pandolfo &#8211; Dargaud<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr\u00e8s Sousbrouillard, le duo Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg est de retour avec une petite p\u00e9pite, un pav\u00e9 de suspens et d&rsquo;\u00e9motion \u00e0 c\u00f4t\u00e9 duquel il est impossible de passer. Terkel Risbjerg enveloppe l&rsquo;histoire dans un style proche de celui de Christophe Blain. On est tout de suite pris dans l&rsquo;action, la probl\u00e9matique est pos\u00e9e d\u00e8s les premi\u00e8res pages. Bien s\u00fbr, les liens entre Anna et Thyge vont \u00e9voluer au fil de l&rsquo;histoire. L&rsquo;ours f\u00eal\u00e9 qu&rsquo;est le danois va se transformer en doux kidulte. La rigide fran\u00e7aise, dont on ne conna\u00eetra jamais vraiment la raison du voyage, va \u00eatre attendrie par le moustachu. Jusqu&rsquo;\u00e0 quel point ? On est dans une tragi-com\u00e9die o\u00f9 les sc\u00e8nes les plus cocasses (comme une r\u00e9animation de caniche apr\u00e8s un s\u00e9jour dans l&rsquo;eau) c\u00f4toient des instants tr\u00e8s s\u00e9rieux (comme l&rsquo;autopsie de la sir\u00e8ne). Anne-Caroline Pandolfo aborde le sujet des d\u00e9rives sectaires et du terrorisme. On ne peut s&#8217;emp\u00eacher de penser aux attentats perp\u00e9tr\u00e9s \u00e0 Copenhague en 2015. Ce livre n&rsquo;en serait-il pas une version d\u00e9cal\u00e9e ?<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette histoire a l&rsquo;air futile et fantaisiste, mais elle est tr\u00e8s profonde. Un de plus beaux messages qui soit est d\u00e9livr\u00e9 dans l&rsquo;une des derni\u00e8res sc\u00e8nes de l&rsquo;album lors d&rsquo;une conversation entre Thyge et l&rsquo;un de ses jeunes auditeurs. Copenhague est ces bijoux gr\u00e2ce auxquels, contre toute attente, on n&rsquo;est pas tout \u00e0 fait le m\u00eame apr\u00e8s l&rsquo;avoir lu. Faire de sa vie un r\u00eave, faire de son r\u00eave une r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot :<\/strong> Copenhague<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Polar feel good<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario : <\/strong>Anne-Caroline Pandolfo<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins &amp; Couleurs&nbsp;: <\/strong>Terkel Risbjerg<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong>Dargaud<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;: <\/strong>9782505122159<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>296<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix : <\/strong>29,99 \u20ac&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"523\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-combat-d-Henry-Fleming.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6627\" style=\"width:668px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-combat-d-Henry-Fleming.jpg 400w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-combat-d-Henry-Fleming-229x300.jpg 229w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Le combat d&rsquo;Henry Fleming<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans l&rsquo;\u00e2me du soldat<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-&lsquo;Man\u2026 Je me suis engag\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Que la volont\u00e9 de Dieu soit faite, Henry. Mais ne crois pas que ce sera facile. Les sudistes ont l&rsquo;exp\u00e9rience de plusieurs r\u00e9volutions, au Texas, au Mexique, ils savent se battre. Face \u00e0 de jeunes recrues yankees pleines de belles id\u00e9es, il n&rsquo;y aura pas de miracle.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La m\u00e8re d&rsquo;Henry Fleming va devoir se faire \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e. Son fils s&rsquo;est engag\u00e9 chez les Yankees. Passer son temps derri\u00e8re le cul d&rsquo;une mule \u00e0 labourer les champs n&rsquo;a jamais fait r\u00eaver personne. Les copains ont d\u00e9j\u00e0 quitt\u00e9 le village pour aller se battre. Toute la r\u00e9gion est \u00e0 feu et \u00e0 sang. Il n&rsquo;en fallait pas moins \u00e0 Henry pour se d\u00e9cider \u00e0 enfiler l&rsquo;uniforme. Il part. Le jeune homme va vite d\u00e9chanter. Au lieu de se r\u00e9jouir et f\u00eater \u00e7a avec les autres, il se demande s&rsquo;il sera capable de rester dans le rang quand les premiers tirs vont s&rsquo;abattre. Aura-t-il les tripes de ne pas fuir comme un l\u00e2che ? Quel genre de soldat est-il, au fond ? Quel genre d&rsquo;homme ? Demain, il va assister \u00e0 l&rsquo;une des plus grandes batailles qu&rsquo;il n&rsquo;y ait jamais eu. Pendant que la cavalerie va faire diversion du c\u00f4t\u00e9 de Richmond, les troupes d&rsquo;infanterie dont fait partie Henry seront face aux Sudistes.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Compagnie, en avant, marche ! Cette fois-ci, les soldats du 304<sup>\u00e8me<\/sup> r\u00e9giment y vont pour de bon. Si certains sont plein d&rsquo;entrain \u2013 \u00ab\u00a0On va mettre une racl\u00e9e aux rebelles\u00a0\u00bb \u2013 \u00ab\u00a0On va les prendre par surprise et les massacrer !\u00a0\u00bb, d&rsquo;autres sont plus inquiets \u2013\u00a0\u00bbJ&rsquo;esp\u00e8re que mon fusil tire droit.\u00a0\u00bb \u2013 \u00ab\u00a0Je voudrais que mon chien soit l\u00e0\u00a0\u00bb. D\u00e8s les premiers tirs, Henry se trouve coinc\u00e9 de chaque c\u00f4t\u00e9, prisonnier au milieu d&rsquo;un troupeau de moutons qu&rsquo;on envoie \u00e0 l&rsquo;abattoir. Ce n&rsquo;est pas cette guerre-l\u00e0 qu&rsquo;il a voulu.&nbsp; Alors, se faire tuer d\u00e8s le d\u00e9but ? Attendre son tour ? Son pote Wilson est persuad\u00e9 que c&rsquo;est sa premi\u00e8re et derni\u00e8re bataille. Il lui confie des lettres pour qu&rsquo;il les remette \u00e0 ses vieux. Dans cette putain de fum\u00e9e, on ne voit pas sur quoi on tire. Comment Henry va-t-il vivre son combat, combat contre l&rsquo;ennemi et contre lui-m\u00eame ?<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"766\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-combat-dHenry-Fleming-2-766x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6628\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-combat-dHenry-Fleming-2-766x1024-1.jpg 766w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-combat-dHenry-Fleming-2-766x1024-1-224x300.jpg 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 766px) 100vw, 766px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Cuzor &#8211; Dupuis<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Steve Cuzor adapte The red badge of courage, un roman de Stephen Crane datant de 1894. Contrairement \u00e0 la plupart des histoires de guerres avec ses h\u00e9ros et ses l\u00e2ches, dans des lieux d\u00e9finis et un instant historique pr\u00e9cis, celle-ci met en exergue l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, sans endroit ni date claire. Le lecteur est immerg\u00e9 dans la bataille, sa poussi\u00e8re et sa fum\u00e9e, comme une cam\u00e9ra-t\u00e9moin. Les affrontements assourdissants sont mis en sc\u00e8ne sans onomatop\u00e9e, comme si les bruits \u00e9taient dans les intercases. Cuzor joue avec les ombres et les contre-jours. Les couleurs de Meephe Versaevel chapitrent les s\u00e9quences dans des tons uniformes. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs plus une mise en lumi\u00e8re qu&rsquo;une colorisation. En adaptant, Cuzor a \u00e9t\u00e9 contraint \u00e0 faire des choix. Il a laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 toute une dimension patriotique que l&rsquo;on retrouve dans le film qu&rsquo;en a tir\u00e9 John Huston en 1951.<\/p>\n\n\n\n<p>Cuzor a mis cinq ans \u00e0 r\u00e9aliser cet album. Il offre une immersion en plein c\u0153ur de la fournaise et invite \u00e0 se poser la question de comment on aurait r\u00e9agi \u00e0 la place d&rsquo;Henry Fleming. L\u00e2che ou h\u00e9ros ? Blutch ou Chesterfield ? Avec Henry Fleming, les tuniques bleues ont le soldat que chacun de nous pourrait \u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot&nbsp;:<\/strong> Le combat d&rsquo;Henry Fleming<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre :<\/strong> Histoire<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario &amp; Dessins:<\/strong> Steve Cuzor<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Couleurs : <\/strong>Meephe Versaevel<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D&rsquo;apr\u00e8s :<\/strong> Stephen Crane<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Dupuis<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Collection :<\/strong> Aire Libre<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN :<\/strong> 9791034752485<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de <\/strong><strong>pages : <\/strong>152<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 26 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"820\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-couv-820x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6629\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-couv-820x1024.jpg 820w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-couv-240x300.jpg 240w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-couv-768x960.jpg 768w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-couv.jpg 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 820px) 100vw, 820px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Le meunier hurlant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mais qui crie le plus fort ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-H\u00e9 ! Y a un bonhomme ! Un grand ! Il a redress\u00e9 le moulin ! Le moulin des rapides de la bouche !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-C&rsquo;est de \u00e7a qu&rsquo;on parlait ! Je lui ai pr\u00eat\u00e9 mes b\u0153ufs.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Ho ho !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Il a \u00e9t\u00e9 vendu le mois dernier, le moulin.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>1951, en Laponie, ayant fichu les nazis dehors, les finlandais se r\u00e9acclimatent \u00e0 la vie. Le vieux moulin, qui n&rsquo;a pas tourn\u00e9 depuis les ann\u00e9es 30, a m\u00eame \u00e9t\u00e9 achet\u00e9, achet\u00e9 par un fou. Il faut croire que la guerre ne les a pas tous tu\u00e9s. Il s&rsquo;appelle Agnar Huttunen. Il est grand. Il vient du Sud de Kilkoiset. Il avait un moulin l\u00e0-bas chez lui mais il para\u00eet qu&rsquo;il a br\u00fbl\u00e9 avec sa femme dedans. Ce n&rsquo;est pas ce que disent les registres de l&rsquo;\u00e9glise qui l&rsquo;affirment c\u00e9libataire. Toujours est-il qu&rsquo;ici, il l&rsquo;a redress\u00e9 alors qu&rsquo;il \u00e9tait de guingois \u00e0 cause des glaces qui le compriment. Il a remis en service la scie \u00e0 bardeaux. De temps en temps, il monte sur le toit de son moulin et pousse des cris intempestifs. Un fou ? Un iconoclaste ? Un simple marginal ? Agnar Huttunen ne laisse personne indiff\u00e9rent et il y en a qu&rsquo;il d\u00e9range. A l&rsquo;instar du fleuve qui perturbe le moulin au gr\u00e9 de ses gels et d\u00e9gels, la vie du meunier ne va pas \u00eatre tranquille.<\/p>\n\n\n\n<p>Le meunier hurlant est un roman de l&rsquo;auteur lapon Arto Paasilinna, surtout connu pour Le li\u00e8vre de Vatanen. Ce meunier a quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 vendu \u00e0 100 000 exemplaires. Il nous immerge dans un pays lib\u00e9r\u00e9 en proie \u00e0 la douce folie d&rsquo;un homme en marge de la soci\u00e9t\u00e9. Il montre comment la diff\u00e9rence d\u00e9range. Le meunier hurle, mais la foule hurle avec les loups. Dans cette cacophonie, qui criera le plus fort ? Heureusement, certains villageois comme Sanelma et le facteur ont du recul sur la situation et vont permettre \u00e0 Agnar de continuer \u00e0 vivre dans son environnement jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la fatalit\u00e9 ne rattrape tout ce petit monde. Le final n&rsquo;est pas franchement optimiste sur la soci\u00e9t\u00e9 humaine et invite \u00e0 se remettre en question en tant que groupe. Paasilinna \u00e9crit une ode \u00e0 l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 la nature. Pour une fois, la Laponie n&rsquo;est pas froide. Bien que ses habitants ne soient pas tous fr\u00e9quentables, on a envie d&rsquo;y vivre.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1021\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-3-768x1021-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6630\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-3-768x1021-1.jpg 768w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Le-meunier-hurlant-3-768x1021-1-226x300.jpg 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Dumontheuil &#8211; Futuropolis<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Le monde de Nicolas Dumontheuil est en parfaite ad\u00e9quation avec celui de Paasilina. Celui que l&rsquo;on a d\u00e9couvert avec L&rsquo;enclave et surtout Qui a tu\u00e9 l&rsquo;idiot ? (que Futuropolis r\u00e9\u00e9dite) trouve dans ce roman un sc\u00e9nario qu&rsquo;il aurait pu \u00e9crire. Les histoires de Dumontheuil sont peupl\u00e9es de fous, mais ceux-ci ne sont jamais des fous dangereux \u00e0 enfermer dans une camisole. Les fous de Dumontheuil, et ce meunier, sont des gens qui ne marchent pas au rythme de la soci\u00e9t\u00e9. Ils sont peut-\u00eatre m\u00eame en avance sur leur temps. On verserait m\u00eame une larme pour eux. Nicolas Dumontheuil traite son dessin en niveaux de gris-s\u00e9pia, un gris l\u00e9g\u00e8rement teint\u00e9 de marron, assez in\u00e9dit, un vrai travail graphique qui donne tout son sens au m\u00e9dia bande dessin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec ce meunier hurlant, Futuropolis frappe fort pour ses cinquante ans. Nicolas Dumontheuil livre l&rsquo;un de ses meilleurs albums. On est tous le fou de quelqu&rsquo;un. Dans la peau d&rsquo;Agnar, on peut en \u00eatre fier. Un album indispensable.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot&nbsp;:<\/strong> Le meunier hurlant<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Chronique villageoise<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario, Dessins&nbsp;&amp; Couleurs&nbsp;: <\/strong>Nicolas Dumontheuil<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D&rsquo;apr\u00e8s :<\/strong> Arto Paasilinna<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Futuropolis<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;:<\/strong> 9782754835244<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>152<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 24 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"893\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-ou-gisait-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6631\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-ou-gisait-couv.jpg 600w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-ou-gisait-couv-202x300.jpg 202w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>L\u00e0 o\u00f9 gisait le corps<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Desperate Detective<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Police ! Bouge pas, petit merdeux !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-H\u00e9, mec\u2026 C&rsquo;est pas ma faute\u2026 Ils me\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Ferme ta gueule. Qui a commenc\u00e9, je m&rsquo;en tape\u2026 Le probl\u00e8me, c&rsquo;est toi.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-H\u00e9\u00e9 !\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pelican Road, \u00e9t\u00e9 1984. Une rixe oppose trois jeunes gens. Karina reproche \u00e0 Sid de l&rsquo;avoir largu\u00e9e. Tommy s&rsquo;en m\u00eale. Sid gifle Karina. Tommy s&rsquo;interpose. Sid lui explose la face. \u00ab\u00a0On se sent impuissant quand la violence se d\u00e9cha\u00eene. Sauv\u00e9 par le gong. Palmer, le flic du coin, se pointe et met les choses en ordre en ordonnant \u00e0 Sid de se casser sous peine de l&rsquo;envoyer en taule pour trafic de crack ou de coke. Missis Wilson, la comm\u00e8re du quartier, a tout vu, tout comme Toni, la femme d\u00e9laiss\u00e9e du Docteur Ted Melville, psychiatre de son \u00e9tat. Mais elle n&rsquo;est pas si d\u00e9laiss\u00e9e que \u00e7a parce qu&rsquo;elle se r\u00e9chauffe dans les bras de Palmer. Ajoutons \u00e0 tout ce petit monde Lila Nguyen, une gamine d\u00e9guis\u00e9e en super-h\u00e9ro\u00efne qui fourre son nez partout, Ranko, un v\u00e9t\u00e9ran sans abri, et Jack Foster, un d\u00e9tective priv\u00e9 qui pose des questions auxquelles tout le monde n&rsquo;a pas forc\u00e9ment envie de r\u00e9pondre.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"646\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-ou-gisait-le-corps-2-646x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6632\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-ou-gisait-le-corps-2-646x1024-1.jpg 646w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-ou-gisait-le-corps-2-646x1024-1-189x300.jpg 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 646px) 100vw, 646px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Brubaker, Phillips, Phillips \u2013 Delcourt<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les Desperate Housewives de Wisteria Lane n&rsquo;ont rien \u00e0 envier au microcosme de Pelican Road. Le sc\u00e9nariste Ed Brubaker offre un nouvel exercice de style incroyable. Commen\u00e7ons par le titre, \u00e9nigmatique, \u00ab\u00a0L\u00e0 o\u00f9 gisait le corps\u00a0\u00bb. On s&rsquo;attend \u00e0 un whodunit tout ce qu&rsquo;il y a de plus classique. Et bien non. Le corps va mettre 102 pages \u00e0 appara\u00eetre. Toute la premi\u00e8re partie est comme un puzzle que l&rsquo;on commence en assemblant tous les contours. Un plan des lieux est plac\u00e9 en introduction, ainsi que les portraits des neuf principaux protagonistes du r\u00e9cit. On se pla\u00eet \u00e0 essayer de deviner lequel d&rsquo;entre eux sera le fameux corps, \u00e0 moins que ce ne soit quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre qui n&rsquo;y est pas repr\u00e9sent\u00e9 ? Les personnages s&rsquo;adressent aux lecteurs comme si ces derniers les interrogeaient. Apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert le final, d\u00e9sarmant, dans la postface, Brubaker expose sa d\u00e9marche sc\u00e9naristique. Ce type est un g\u00e9nie. Au dessin et aux couleurs, le p\u00e8re et le fils Phillips imposent leur style. Si le graphisme est irr\u00e9prochable, il reste classique mais est transcend\u00e9 par une colorisation qui prend une importante part artistique \u00e0 l&rsquo;album, avec ses aplats et ses ombres qui d\u00e9structurent parfois les images.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les auteurs de Reckless nous avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9pat\u00e9s avec Night Fever. Avec L\u00e0 o\u00f9 gisait le corps, le trio Brubaker-Phillips-Phillips s&rsquo;installe d\u00e9finitivement dans la liste des auteurs majeurs de la bande dessin\u00e9e internationale. On pourrait inventer pour eux le premier grand prix d&rsquo;Angoul\u00eame d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 un groupe d&rsquo;artistes indissociables.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot :<\/strong> L\u00e0 o\u00f9 gisait le corps<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Thriller \/ Polar<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario&nbsp;: <\/strong>Ed Brubaker<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins : <\/strong>Sean Phillips<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Couleurs&nbsp;: <\/strong>Jacob Phillips<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong>Delcourt<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Collection : <\/strong>Comics<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;: <\/strong>9782413083054<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>144<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix : <\/strong>17,95 \u20ac&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"448\" height=\"600\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-cuisine-des-ogres-couv.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6633\" style=\"width:566px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-cuisine-des-ogres-couv.jpg 448w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-cuisine-des-ogres-couv-224x300.jpg 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 448px) 100vw, 448px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>La cuisine des ogres \u2013 Trois-fois-morte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bon app\u00e9tit, bien s\u00fbr !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong><em>\u00ab\u00a0-Tu sais c&rsquo;qu&rsquo;on raconte sur c&rsquo;te montagne, dans la r\u00e9gion ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Ben non.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Quand y a des nuages comme \u00e7a sur la dent du chat, c&rsquo;est que les cuisiniers de l&rsquo;enfer ont allum\u00e9 leurs fourneaux\u2026 M\u00eame qu&rsquo;des fois, on aper\u00e7oit des lueurs rouges briller dans la nuit, quand les diables font leur banquet infernal !\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans une cit\u00e9 moyen\u00e2geuse, un groupe d&rsquo;orphelins tente de glaner ce qu&rsquo;il trouve pour arriver \u00e0 se sustenter. Pas facile d&rsquo;arriver tous les jours \u00e0 manger \u00e0 sa faim. Quelques l\u00e9gumes oubli\u00e9s feront une soupe qui permettra de se remplir un peu l&rsquo;estomac. Mais d&rsquo;autres qu&rsquo;eux cherchent \u00e0 se remplir la panse, et avec des enfants. Un croquemitaine ne cesse d&rsquo;en capturer, pour les amener aux ogres. Le jour, ou plut\u00f4t la nuit, o\u00f9 les compagnons de Trois-fois-morte vont se faire attraper, la gamine va ameuter le quartier pour alerter la population. Le chevalier de Sainte-Ombre la fait grimper sur la croupe de son cheval au galop pour rattraper le ravisseur et ses otages pris dans le sac. Ils ne vont r\u00e9ussir qu&rsquo;\u00e0 sa faire attraper eux-aussi. Direction La cuisine des ogres, pour se faire croquer. Mais \u00e7a, c&rsquo;est sans compter sur la d\u00e9termination de Trois-fois-morte.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme son nom l&rsquo;indique, d\u00e9j\u00e0 morte trois fois, que pourrait bien craindre notre orpheline ? D\u00e8s leur arriv\u00e9e chez les ogres, ils sont vendus. Certains sont tout de suite mis au court-bouillon, d&rsquo;autres sont engraiss\u00e9s quelques mois et les derniers sont destin\u00e9s au hachoir, avec les quartiers d&rsquo;aurochs marin\u00e9s au vin de cassis. C&rsquo;est justement le cas de notre h\u00e9ro\u00efne qui va r\u00e9ussir \u00e0 \u00e9chapper au carnage. Va commencer alors pour elle une grande aventure dans les bas-fonds de l&rsquo;antre des ogres. Entre fant\u00f4mes, kraken et ch\u00e8vres, Trois-fois-mortes va devoir user d&rsquo;alliances, de strat\u00e9gies et de n\u00e9gociations pour \u00e9viter \u00e0 ses compagnons de devenir les ingr\u00e9dients d&rsquo;une recette gastronomique.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"710\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-cuisine-des-ogres-1-710x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6634\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-cuisine-des-ogres-1-710x1024-1.jpg 710w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-cuisine-des-ogres-1-710x1024-1-208x300.jpg 208w\" sizes=\"auto, (max-width: 710px) 100vw, 710px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Vehlmann, Andreae \u2013 Rue de S\u00e8vres<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Fabien Vehlmann retrouve sa veine de conteur de Jolies t\u00e9n\u00e8bres. Il se rapproche des poncifs originels chers \u00e0 Charles Perrault et aux fr\u00e8res Grimm, qui sous-couvert d&rsquo;histoires \u00e9dulcor\u00e9es au fil des r\u00e9\u00e9critures et adaptations, traitaient de th\u00e8mes dramatiques aussi graves que l&rsquo;abandon, l&rsquo;inceste, la culpabilit\u00e9 ou l&#8217;emprise. La cuisine des ogres ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle. Le final hors du commun repousse les limites du concept en rebattant les cartes entre les personnages pour une \u00e9ventuelle suite qui pourrait amener vers un nouveau point de vue.<\/p>\n\n\n\n<p>Au dessin, Jean-Baptiste Andreae poursuit sa carri\u00e8re sans faute. Il soigne chacun de ses albums, chacune de ses planches, chacune de ses cases avec un respect du lecteur qui fait de lui l&rsquo;un des meilleurs dessinateurs de sa g\u00e9n\u00e9ration. Depuis Mangecoeur au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, il d\u00e9veloppe des univers fantastiques m\u00ealant humains et animaux et cr\u00e9atures fantastiques, privil\u00e9giant toujours la qualit\u00e9 par rapport \u00e0 la quantit\u00e9. Ici, des sc\u00e8nes remarquables sur le lac montrent quelques cases exceptionnelles tant par leurs cadrages que par leurs ex\u00e9cutions, comme cette image en plong\u00e9e o\u00f9 le kraken glisse sous l&#8217;embarcation des personnages, ou cette autre vue de c\u00f4t\u00e9 sous l&rsquo;eau lorsqu&rsquo;un \u00e9l\u00e9phant pousse la sauci\u00e8re sur laquelle a pris place Trois-fois-morte.<\/p>\n\n\n\n<p>A mettre dans les mains de tous ceux qui aiment frissonner, La cuisine des ogres est l&rsquo;un des \u00e9v\u00e9nements tout autant sc\u00e9naristique que graphique de l&rsquo;ann\u00e9e. Immanquable.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>S\u00e9rie&nbsp;:<\/strong> La cuisine des ogres<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tome :<\/strong> Trois-fois-morte<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre :<\/strong> Conte cruel<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario :<\/strong> Fabien Vehlmann<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins&nbsp;&amp; Couleurs :<\/strong> Jean-Baptiste Andreae<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Rue de S\u00e8vres<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN :<\/strong> 9782810202683<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>80<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 20 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"729\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-1-729x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6635\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-1-729x1024.jpg 729w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-1-214x300.jpg 214w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-1-768x1079.jpg 768w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-1.jpg 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 729px) 100vw, 729px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Les fant\u00f4mes de Syracuse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le passage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Je ne vous ai pas vu tout de suite, avec cette pluie. Je m&rsquo;appelle Matteo.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Enchant\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Je vais \u00e0 Syracuse.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Belle ville.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Je vous d\u00e9pose quelque part ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Oui, c&rsquo;est fort probable.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Circulant sur une route pluvieuse de campagne dans sa voiture rouge, Matteo embarque un myst\u00e9rieux auto-stoppeur. Matteo est mycologue. Il \u00e9tudie les champignons et se rend \u00e0 Syracuse pour une conf\u00e9rence. C&rsquo;est sa ville natale. Il n&rsquo;y est jamais retourn\u00e9 depuis son adolescence. Le passager lui propose d&#8217;emprunter un raccourci pour gagner du temps, puis demande \u00e0 se faire d\u00e9poser en plein d\u00e9sert. Ce maudit autostoppeur, maudit dans tous les sens du terme, a d\u00e9rob\u00e9 le portefeuille de son conducteur. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;argent qui l&rsquo;int\u00e9resse, mais son \u00e2me. D\u00e9sormais, elle lui appartient. Pour Matteo, la suite de la route sera psych\u00e9d\u00e9lique. Apr\u00e8s un virage rat\u00e9 et une chute dans l&rsquo;eau, un silure le ram\u00e8ne \u00e0 la surface. Il regagne la route et cherche un v\u00e9hicule pour l&#8217;emmener jusqu&rsquo;\u00e0 destination. Arriv\u00e9 sur place, il trouve une ville \u00e0 demi en ruines, son cousin Tancr\u00e8de, une scientifique hors du temps, \u00e0 moins que ce ne soit lui qui le soit, ainsi que l&rsquo;autostoppeur qu&rsquo;il avait pris, et qui lui avoue \u00eatre un modeste passeur\u2026 de vie \u00e0 tr\u00e9pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Le voyage concret de Matteo Galleone va se transformer en exp\u00e9dition hors des fronti\u00e8res du temps. L&rsquo;aventure du professeur de mycologie ressemble \u00e0 ce genre de r\u00eaves que nous faisons tous. On croise des connaissances, famille, coll\u00e8gues ou amis dans des lieux improbables. On passe d&rsquo;un lieu \u00e0 l&rsquo;autre comme s&rsquo;ils \u00e9taient contigus. On flotte dans des situations d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cues ou presque. Mais Matteo n&rsquo;est pas dans un r\u00eave. Il est dans un autre \u00e9tat, que l&rsquo;on comprend plus qu&rsquo;on ne le d\u00e9couvre, au fil de l&rsquo;album, et que la derni\u00e8re sc\u00e8ne ne fait que confirmer, mais toujours \u00e0 demi-mots, sans l&rsquo;\u00e9noncer.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"697\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-2-697x1024-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6636\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-2-697x1024-1.jpg 697w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-fantomes-de-syracuse-2-697x1024-1-204x300.jpg 204w\" sizes=\"auto, (max-width: 697px) 100vw, 697px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Duffour, Kha &#8211; Tanibis<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s Les passe-tableaux, album paru aux \u00e9ditions de la Cafeti\u00e8re, quel plaisir de retrouver Jean-Pierre Duffour, accompagn\u00e9 ici du sc\u00e9nariste Alexandre Kha. Ce dessinateur, parmi les fondateurs de l&rsquo;Association, ayant publi\u00e9 essentiellement chez Rackham, a sorti seulement treize albums en quarante-quatre ans, dans un graphisme qui n&rsquo;appartient qu&rsquo;\u00e0 lui. A ranger avec des auteurs comme Fabrizio Borrini, Jos\u00e9 Parrondo ou Tof\u00e9pi, il a un c\u00f4t\u00e9 Jean-Michel Folon, influence d\u00e9montr\u00e9e d\u00e8s la couverture. Chaque case, chaque planche est un enchantement. Duffour est inclassable et rare. Son \u0153uvre d\u00e9clenche une impression d&rsquo;adulte qui se cherche dans une enfance qui a peur de grandir, \u00e0 la fronti\u00e8re du r\u00eave et de la r\u00e9alit\u00e9, entre Ionesco et Boris Vian. Alexandre Kha lui a taill\u00e9 une histoire sur mesure. On ne voit pas qui d&rsquo;autre aurait pu la dessiner.<\/p>\n\n\n\n<p>Les fant\u00f4mes de Syracuse est une balade sur le sens de la vie. Dans une pure ligne claire, Jean-Pierre Duffour est l&rsquo;un des piliers d&rsquo;une intemporelle nouvelle vague.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot&nbsp;: <\/strong>Les fant\u00f4mes de Syracuse<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Emotion<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario : <\/strong>Alexandre Kha<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins&nbsp;&amp; Couleurs : <\/strong>Jean-Pierre Duffour<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Tanibis<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;: <\/strong>9782848410791<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>1116<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 20 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"867\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Autreville-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6637\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Autreville-1.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Autreville-1-235x300.jpg 235w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Autreville<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Terriblements humains<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0Nous interrompons notre programme pour un flash sp\u00e9cial. Je suis en ligne avec Jean-Marc Grivin, reporter pour l\u2019agence M\u00e9dia-multipresse. Bonsoir Jean-Marc\u2026 Crrr\u2026 Bonsoir, Etienne\u2026 Crrr\u2026 Alors Jean-Marc, vous vous trouvez en ce moment dans un petit village du nnom d\u2019Ernelse, c\u2019est bien \u00e7a ?&#8230; Absolument, Etienne? \u00ab&nbsp;Ernelse&nbsp;&nbsp;\u00bb, qu\u2019on aurait pu qualifier de \u00ab&nbsp;petit village tranquille&nbsp;\u00bb. Mais ce soir , ce n\u2019est plus exactement le cas, ce soir o\u00f9 un paisible retrait\u00e9 a fait une macabre d\u00e9couverte en promenant son chien : un sac orange en plastique qui contenait un bras. Arriv\u00e9s rapidement sur place, les gendarmes ont entam\u00e9 des recherches dans les alentours et ont trouv\u00e9 trois autres sacs orange abandonn\u00e9s dans des endroits \u00e9pars.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Luc et St\u00e9phane, exil\u00e9s dans le Sud, partent rejoindre Rudy, leur ami d\u2019enfance rest\u00e9 dans le Nord de la France, leur r\u00e9gion de naissance. C\u2019est pas la joie. Juste avant de partir, ils ont enterr\u00e9 Olina, la chienne de Luc, apr\u00e8s une nuit de souffrances. Le s\u00e9jour tombe \u00e0 point nomm\u00e9 pour leur changer les id\u00e9es\u2026 ou pas. Alors qu\u2019ils approchent de leur destination, Autreville, ils apprennent \u00e0 la radio qu\u2019une d\u00e9couverte macabre a \u00e9t\u00e9 faite non loin de l\u00e0. Un corps d\u00e9membr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 dans des sacs plastiques. Bref, ils ne sont pas venus pour mener l\u2019enqu\u00eate. Arriv\u00e9s chez Rudy, ils retrouvent Grazziella, sa femme, qui veut qu\u2019on l\u2019appelle Gr\u00e2ce. Tous les quatre \u00e9taient \u00e0 l\u2019\u00e9cole primaire ensemble, avec un cinqui\u00e8me larron, Etienne, qui a achet\u00e9 une maison au bout de la rue. Il ne va pas tarder \u00e0 d\u00e9barquer.<\/p>\n\n\n\n<p>La joie des retrouvailles, somme toute fort sobre, va rapidement laisser place pour St\u00e9phane \u00e0 un sentiment \u00e9trange. Alors qu\u2019il se sentait tout excit\u00e9 de retrouver les lieux de son enfance, lors d\u2019une promenade, Etienne, dot\u00e9 d\u2019un pessimisme chronique, lui pointe du doigt une atmosph\u00e8re sombre insidieusement install\u00e9e dans la soci\u00e9t\u00e9. Docteur en nanophysique, ce dernier pr\u00e9sente \u00e0 son camarade une machine qu\u2019il a con\u00e7u tout seul, install\u00e9e dans sa maison, offrant une exp\u00e9rience immersive en survolant virtuellement les localit\u00e9s de la r\u00e9gion. De retour tous ensemble, le repas des copains m\u00eale \u00e9motion et confidences avant que la t\u00e9l\u00e9vision ne leur rappelle qu\u2019un meurtrier s\u00e9vit dans le coin. Avant de se coucher, St\u00e9phane fait une promenade digestive dans la for\u00eat de son enfance. Des fragments de jeunesse ressurgissent intacts.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"923\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Autreville-im-3-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6638\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Autreville-im-3-1.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Autreville-im-3-1-221x300.jpg 221w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 De Thuin &#8211; Sarbacane<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Conna\u00eet-on suffisamment bien les amis avec qui l\u2019on \u00e9tait si intimes enfants ? Le temps et la vie faisant leurs effets, les chemins se s\u00e9parent et lorsqu\u2019ils se recroisent les liens ne sont pas toujours aussi forts. Quand un fait divers d\u2019apparence totalement d\u00e9connect\u00e9 va faire l\u2019effet d\u2019une boule de bowling dans un strike, les relations entre les membres du groupe vont s\u2019en trouver chamboul\u00e9es. David De Thuin signe un polar intimiste, au c\u0153ur des sentiments. La couverture synth\u00e9tise parfaitement le propos. St\u00e9phane avance dans la lumi\u00e8re, sortant de la for\u00eat noire dans laquelle se trouvent ses camarades qui l\u2019observent, comme s\u2019il venait de r\u00e9aliser qu\u2019il fallait quitter l\u2019enfance pour comprendre le sens de la vie sur laquelle elle se base.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un graphisme Spirou-compatible, De Thuin construit une biographie riche et vari\u00e9e. Sous la cam\u00e9ra d\u2019un Claude Chabrol, Autreville aurait fait un film d\u2019ambiance aussi inqui\u00e9tant que poignant. Sous les crayons de De Thuin, Autreville est un album encore plus fort que s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 dessin\u00e9 dans un style r\u00e9aliste. Il ne faut pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot : <\/strong>Autreville<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;:<\/strong> Polar<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario, Dessins&nbsp;&amp; Couleurs : <\/strong>David De Thuin<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Sarbacane<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;:<\/strong> 9791040805014<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>112<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 22 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"821\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-yeux-doux-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6639\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-yeux-doux-1.jpg 600w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-yeux-doux-1-219x300.jpg 219w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Les yeux doux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les nouveaux mis\u00e9rables<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Vous critiquez les \u00e9quipements de l&rsquo;atelier universel, maintenant ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Mais non\u2026 Je dis juste que\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Vous vnez de perdre votre emploi, matricule 25431 !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-C&rsquo;est injuste\u2026 J&rsquo;ai rien fait de mal\u2026 Demandez aux autres !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Les autres seront d&rsquo;accord avec moi, sinon ils perdront \u00e9galement leur emploi ! Votre licenciement prend effet \u00e0 l&rsquo;instant ! Vous ne faites plus partie de l&rsquo;usine\u2026 Veuillez quitter les lieux\u2026 L&rsquo;enceinte de l&rsquo;atelier universel est interdite \u00e0 toute personne \u00e9trang\u00e8re au service !\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir appuy\u00e9 sur le bouton d&rsquo;arr\u00eat d&rsquo;urgence d&rsquo;une cha\u00eene de production suite \u00e0 un probl\u00e8me technique, Ars\u00e8ne est vir\u00e9 manu militari. Sous les yeux \u00e9bahis de ses coll\u00e8gues, il r\u00e9cup\u00e8re ses habits et quitte les lieux. Il traverse la ville gris\u00e2tre et retrouve sa s\u0153ur Annabelle dans leur appartement commun. Elle n&rsquo;a pas encore 21 ans et ne peut pas encore travailler. Lui vivait pour et par l&rsquo;atelier depuis des ann\u00e9es. Il n&rsquo;est plus rien du tout. Il n&rsquo;a plus de statut social, plus de matricule, plus de nom. Il a \u00e9t\u00e9 effac\u00e9 du syst\u00e8me. Il ne croit pas si bien dire. En sortant de la douche, il se rend compte que son corps lui-m\u00eame s&rsquo;efface. Il est devenu invisible. Quelques jours plus tard, Annabelle est surprise par un service de s\u00e9curit\u00e9 en train de voler un fruit sur un \u00e9talage. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la cam\u00e9ra, Anatole, l&rsquo;un des meilleurs employ\u00e9s de la compagnie de surveillance Les yeux doux, alerte les vigiles. Quelle belle journ\u00e9e ! Encore une fois, il est un travailleur mod\u00e8le. Mais un \u00e9l\u00e9ment va le perturber au plus haut point : il ne peut pas se sortir le visage de la voleuse de la t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment la vie peut-elle basculer en un instant ? C&rsquo;est le leitmotiv de ce conte moderne. Celle d&rsquo;Ars\u00e8ne va prendre un tournant : comment vivre invisible ? Celle d&rsquo;Annabelle va vriller : de voleuse coupable, elle passe \u00e0 un statut d&rsquo;innocente inattendue. Anatole, en effet, a pr\u00e9text\u00e9 s&rsquo;\u00eatre tromp\u00e9 en l&rsquo;accusant. Il parvient \u00e0 la faire lib\u00e9rer. Mais c&rsquo;est sa vie qui va ensuite changer lorsqu&rsquo;il va \u00eatre confondu, preuves \u00e0 l&rsquo;appui. Il a menti au sujet d&rsquo;Annabelle. Il est licenci\u00e9 sur le champ. Il devient lui aussi un paria. Il va d\u00e9couvrir un univers parall\u00e8le dans lequel une soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;exclus s&rsquo;est organis\u00e9e. Anatole Souclavier et Annabelle et Ars\u00e8ne Serrejoint ont rejoint le clan des indigents. Subir ou agir ? Le peuple des bas-fonds semble avoir d\u00e9cid\u00e9.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-yeux-doux-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6640\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-yeux-doux-4.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Les-yeux-doux-4-199x300.jpg 199w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Corbeyran, Colline, Saint-Blancat &#8211; Gl\u00e9nat<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Les yeux doux doit son titre aux images de Pin-up diss\u00e9min\u00e9es dans les rues de la ville et qui observent, scrutent et surveillent les habitants. Corbeyran \u00e9crit une nouvelle version des Mis\u00e9rables, un Notre-Dame-de-Paris 2.0, car, en effet, Les yeux doux est une histoire qui doit beaucoup \u00e0 Victor Hugo. C&rsquo;est une fresque romanesque avec ses h\u00e9ros, ses oppresseurs, ses parias. C&rsquo;est une grande histoire d&rsquo;amour comme on en fait peu. C&rsquo;est aussi une dystopie politique anticapitaliste. \u00c7a peut para\u00eetre \u00e9tonnant mais le sc\u00e9nario ferait une formidable com\u00e9die musicale. Michel Colline a r\u00e9alis\u00e9 un travail incroyable. D\u00e9j\u00e0, avec Charbon, chez Paquet, il signait un diptyque formidable. Pour Les yeux doux, il a assoupli et dynamis\u00e9 son trait. Pour couronner le tout, ajoutons une maquette d&rsquo;album parfaite et \u00e7a fait des Yeux doux un livre immanquable.<\/p>\n\n\n\n<p>On parle souvent d&rsquo;Aire Libre chez Dupuis, de Grand Angle chez Bamboo ou de Sign\u00e9 au Lombard, labels de qualit\u00e9 irr\u00e9prochable. 1000 feuilles s&rsquo;ancre d\u00e9finitivement comme leur pendant chez Gl\u00e9nat\u2026 gr\u00e2ce \u00e0 des albums comme Les yeux doux.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot&nbsp;: <\/strong>Les yeux doux<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Aventure<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario : <\/strong>Corbeyran<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins&nbsp;: <\/strong>Michel Colline<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Couleurs : <\/strong>Cyril Saint-Blancat<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong>Gl\u00e9nat<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Collection : <\/strong>1000 feuilles<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>184<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix : <\/strong>24 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;: <\/strong>9782344056189<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"926\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-bd-super-geniale-de-Chacha-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6641\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-bd-super-geniale-de-Chacha-1.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-bd-super-geniale-de-Chacha-1-220x300.jpg 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>La BD super g\u00e9niale de Chacha<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une p\u00e9pite inattendue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Quoi ! Une BD archi super dans ce livre ?!<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Ouais !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-G\u00e9nial ! O\u00f9 \u00e7a ?!<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-T&rsquo;as qu&rsquo;\u00e0 tourner la page.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-J&rsquo;ai rien qu&rsquo;\u00e0 tourner la page ???<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Si je te le dis.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Ok, je vais apprendre \u00e0 lire et je reviens. Salut.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Salut mec\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chacha, c&rsquo;est Charlotte. Elle a dix ans et se d\u00e9finit comme une petite fille normale. Elle n&rsquo;a ni fr\u00e8re, ni s\u0153ur, ni perroquet. Elle a eu un poisson rouge, mais pas longtemps. Ses parents ne veulent pas qu&rsquo;elle ait un animal de compagnie. A la place, ils lui ont achet\u00e9 des feutres, un coffret maxi dingo. Mais Chacha continuait \u00e0 s&rsquo;ennuyer\u2026 jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 elle eut l&rsquo;id\u00e9e de faire une bande dessin\u00e9e, sa bande dessin\u00e9e. C&rsquo;est justement celle-ci qui se trouve dans ce livre. Entre commentaires fa\u00e7on journal intime et l&rsquo;incroyable histoire de Moquette et Clic, voici un bouquin hors du commun.<\/p>\n\n\n\n<p>Moquette est une gamine de l&rsquo;\u00e2ge de Chacha. C&rsquo;est une m\u00e9gastar connue dans le monde entier parce qu&rsquo;elle est film\u00e9e depuis la sortie du corps de sa m\u00e8re le jour de l&rsquo;accouchement. Elle s&rsquo;appelle ainsi parce qu&rsquo;elle est n\u00e9e sur la moquette du salon. Sa m\u00e8re n&rsquo;avait pas pu se rendre \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital parce qu&rsquo;on lui avait vol\u00e9 la selle de son v\u00e9lo. Suite au succ\u00e8s de la vid\u00e9o de la naissance, sa m\u00e8re acheta toutes les cam\u00e9ras de la ville pour la filmer tous les jours. Le rendez-vous \u00e9tait donn\u00e9 sur les r\u00e9seaux \u00e0 18h07 p\u00e9tantes quotidiennement pour le TV Moquette Show. En grandissant, Moquette commen\u00e7ait \u00e0 souffrir de cette notori\u00e9t\u00e9 qui l&rsquo;entra\u00eenait dans une solitude sans ami. Elle veut tout arr\u00eater. Pour sa m\u00e8re, c&rsquo;est hors de question. La fillette fugue.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"976\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-bd-super-geniale-de-Chacha-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6642\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-bd-super-geniale-de-Chacha-4.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/La-bd-super-geniale-de-Chacha-4-209x300.jpg 209w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 L.Sam, Abesdris &#8211; Auzou<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>En feuilletant La BD super g\u00e9niale de Chacha, on est loin d&rsquo;imaginer qu&rsquo;on a entre les mains un OVNI sc\u00e9naristique \u00e0 c\u00f4t\u00e9 duquel il est inconcevable de passer. A partir d&rsquo;une id\u00e9e somme toute simple, une fillette r\u00e9alisant une BD, les autrices Virginy L.Sam etMarie-Anne Abesdris signent l&rsquo;un des livres les plus d\u00e9bilement dr\u00f4les de l&rsquo;ann\u00e9e. On n&rsquo;avait peut-\u00eatre pas lu quelque chose d&rsquo;aussi d\u00e9jant\u00e9 depuis Nini Patalo par Lisa Mandel. Graphiquement, on est plus proche d&rsquo;un Jos\u00e9 Parrondo. On est dans l&rsquo;ambiance des histoires de Allez, raconte ! qu&rsquo;il a dessin\u00e9 pour deux albums et une s\u00e9rie de dessins anim\u00e9s sur des histoires de Lewis Trondheim. Chacha, non, pardon, Moquette vit dans un univers avec un professeur foufou, une cr\u00e9ature affreuse, un gardien d&rsquo;h\u00f4tel et sa femme collectionneuse compulsive, un cheval qui p\u00e8te et autres absurdit\u00e9s. C&rsquo;est d\u00e9bilement dr\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>La BD super g\u00e9niale de Chacha, contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;annonce l&rsquo;\u00e9diteur, n&rsquo;est pas que pour les enfants de 8 \u00e0 12 ans. Elle a deux atouts incroyables : 1. Celui de faire passer un excellent moment de lecteur pour tous avec un livre dans lequel on suit non seulement l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne d&rsquo;une histoire mais aussi les ressentiments de sa cr\u00e9atrice, et 2. Celui de prouver aux gamins qu&rsquo;ils peuvent oser se lancer dans une BD. Une id\u00e9e de g\u00e9nie de ses deux autrices. Cet album est une p\u00e9pite inattendue.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot&nbsp;: <\/strong>La BD super g\u00e9niale de Chacha<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;:<\/strong> Humour d\u00e9jant\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario : <\/strong>Virginy L.Sam<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins&nbsp;&amp; Couleurs&nbsp;: <\/strong>Marie-Anne Abesdris<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Auzou<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;: <\/strong>9791039545068<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>104<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 11,95 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"866\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Peter-Pan-de-Kensington-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6643\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Peter-Pan-de-Kensington-1.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Peter-Pan-de-Kensington-1-236x300.jpg 236w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Peter Pan de Kensington<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A quoi bon quitter l&rsquo;enfance ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Vous avez entendu ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Oui\u2026 Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-On dirait des pleurs, des g\u00e9missements\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Un humain !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Maintenant ? En pleine nuit ? Nous envahir la journ\u00e9e et nous obliger \u00e0 nous faire passer pour des fleurs ne leur suffit donc pas ? Il faut en plus qu&rsquo;ils nous importunent apr\u00e8s la fermeture !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Ils ne manquent vraiment pas de toupet !\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Toutes les villes habit\u00e9es par les cr\u00e9atures humaines rec\u00e8lent des endroits particuliers\u2026 Des endroits magiques o\u00f9 cohabitent ce qui est, ce qui n&rsquo;est pas et ce qui pourrait \u00eatre\u2026 A Londres, cet endroit correspond aux jardins de Kensington. Cet apr\u00e8s-midi, une vieille dame, la vendeuse de ballons, y a laiss\u00e9 la vie, vraisemblablement victime d&rsquo;une attaque cardiaque. Cette nuit, une petite fille y sanglote. Elle \u00e9tait venue avec son papa mais elle s&rsquo;est perdue. De vilaines f\u00e9es veulent lui r\u00e9server un mauvais sort. Elles vont rapidement se faire chasser par un jeune homme bien myst\u00e9rieux. Cette fillette s&rsquo;appelle Maimie Mannering et a six ans. Lui, c&rsquo;est Peter Pan, l&rsquo;authentique et inimitable Peter Pan. C&rsquo;est un aventurier, c&rsquo;est un pirate. Il est Peter des jardins de Kensington. Comme le dit son ami corbeau, il n&rsquo;est ni ceci, ni cela, ni ici, ni l\u00e0. C&rsquo;est un entre-les-deux. Ni un oiseau, ni un enfant, m\u00eame s&rsquo;il vole comme un oiseau et se comporte comme un enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Alors que Maimie souhaiterait que Peter la ram\u00e8ne chez elle, celui-ci lui donne des ailes pour survoler la capitale anglaise. Il lui fait admirer le ciel et notamment les \u00e9toiles. Et qu&rsquo;y a-t-il au-del\u00e0 de la deuxi\u00e8me \u00e9toile, l\u00e0-haut, \u00e0 droite ? Neverland ! Le pays imaginaire, une \u00eele o\u00f9 les enfants ne grandissent pas et o\u00f9 il n&rsquo;existe qu&rsquo;une seule r\u00e8gle : s&rsquo;amuser ! Peter propose \u00e0 Maimie de l&rsquo;y emmener, afin de devenir une enfant pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. On trouve aussi l\u00e0-bas des sir\u00e8nes, des indiens, des cannibales et des milliers de f\u00e9es, ainsi que des pirates aussi effrayants que risibles comme le redoutable Capitaine Crochet. L&rsquo;enfant volant r\u00e9ussira-t-il \u00e0 convaincre la fillette ?<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"974\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Peter-Pan-de-Kensington-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6644\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Peter-Pan-de-Kensington-3.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Peter-Pan-de-Kensington-3-209x300.jpg 209w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Munuera, Sedyas &#8211; Dargaud<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr\u00e8s Bartleby le scribe, d&rsquo;Herman Melville, et Un chant de No\u00ebl, de Charles Dickens, Jos\u00e9-Luis Munuera adapte, non pas l&rsquo;histoire de Peter telle qu&rsquo;on la conna\u00eet par le prisme Disney, mais une autre histoire de James Matthew Barrie, publi\u00e9e en 1902, qui en est en quelque sorte le pr\u00e9quel, dans le recueil The little white bird, Le petit oiseau blanc. Sous les pinceaux de Munuera, ce r\u00e9cit m\u00e9connu prend une dimension f\u00e9\u00e9rique au sens propre du terme. Au sommet de sa carri\u00e8re, comme touch\u00e9 par la gr\u00e2ce, l&rsquo;auteur espagnol encha\u00eene depuis quelques ann\u00e9es les coups de ma\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une fois n&rsquo;est pas coutume, saluons la sublime maquette de Philippe Ghielmetti pour cette collection en g\u00e9n\u00e9ral et pour cet album en particulier. Sous une magnifique jaquette en quatre pans (et un seul Peter Pan), on trouve un livre vert, avec quelques herbes et fleurs en ombres blanches et o\u00f9 aucune inscription ne figure. Le contenant est aussi beau que le contenu.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Histoire d&rsquo;enfance, histoire de deuil, histoire du deuil de l&rsquo;enfance, Peter Pan de Kensington ne laissera pas insensible, en particulier ceux qui ont oubli\u00e9 de grandir. Elle les confortera dans leur id\u00e9e de garder leur \u00e2me d&rsquo;enfant. Sublime.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot&nbsp;: <\/strong>Peter Pan de Kensington<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;:<\/strong> Conte<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario&nbsp;&amp; Dessins&nbsp;: <\/strong>Jos\u00e9-Luis Munuera<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u2019apr\u00e8s : <\/strong>James Matthew Barrie<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Couleurs : <\/strong>Sedyas<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur :<\/strong> Dargaud<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>96<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix :<\/strong> 21 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"843\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Ducky-Coco-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6645\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Ducky-Coco-1.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Ducky-Coco-1-242x300.jpg 242w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Ducky Coco<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Canard cow-boy et fi\u00e8re monture<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-On est faits pour s&rsquo;entendre, Guiguite.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Tu me dois minimum 200 $.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Tu t&rsquo;estimes \u00e0 seulement 200 $ ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-C&rsquo;est le prix d&rsquo;un canasson banal.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Je reconnais que tu n&rsquo;es pas banal. Merci.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ducky Coco, un cow-boy canard, d\u00e9barque au Gold Ranch. Il cherche \u00e0 acheter un cheval. Le propri\u00e9taire lui propose une b\u00eate exceptionnelle\u2026 capable de tresser des bracelets br\u00e9siliens. Ce n&rsquo;est pas vrai mais c&rsquo;est un argument de vente. Le cheval, qui parle, refuse d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9 comme une vulgaire marchandise. Il s&rsquo;appelle Steevy mais pr\u00e9f\u00e8re qu&rsquo;on l&rsquo;appelle Guiguite. C&rsquo;est gratos qu&rsquo;il va accepter de partir d\u00e9couvrir les grands espaces avec Ducky Coco sur son dos. Ensemble, en ville et dans la nature, ils vont parcourir le Far West.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A l&rsquo;h\u00f4tel, pas grave s&rsquo;il ne reste qu&rsquo;un lit. Ils vont dormir dans le m\u00eame. Si Guiguite est fatigu\u00e9, il monte dans une diligence, n&rsquo;en d\u00e9plaise aux dames indign\u00e9es. Au saloon, il y a toujours moyen pour le cheval de siroter un whisky m\u00eame s&rsquo;il reste \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Quand il y rentre, c&rsquo;est pour jouer au poker. Lorsque le duo risque de se faire braquer par un outlaw en pleine zone d\u00e9sertique, si l&rsquo;un des deux est un cheval qui dort, il y a moins de risque que \u00e7a tourne mal. Dans ce monde sauvage, d\u00e9tecter les bandits, c&rsquo;est bien, d\u00e9tecter les menteurs, c&rsquo;est parfois moins \u00e9vident mais on peut quand m\u00eame y arriver. Sacr\u00e9s chercheurs d&rsquo;or qui tentent d&rsquo;\u00e9loigner des visiteurs qui auraient des vell\u00e9it\u00e9s pour orpailler avec eux.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"869\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Ducky-Coco-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6646\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Ducky-Coco-4.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Ducky-Coco-4-235x300.jpg 235w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Ricard \u2013 2024<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ducky et Guiguite est l&rsquo;un de ces duos improbables que l&rsquo;on croise souvent au cin\u00e9ma ou en bande dessin\u00e9e. Leur monde naturellement d\u00e9jant\u00e9 est \u00e0 mourir de rire. A l&rsquo;instar de Lucky Luke et Jolly Jumper, Ducky et Guiguite sont d&rsquo;une complicit\u00e9 exemplaire. Comme Lucky, Ducky est relativement lisse. Ce sont les gens qu&rsquo;il croise qui sont azimut\u00e9s. Rien ne le surprend. Il fait son job de cow-boy, justicier quand il le faut mais ce n&rsquo;est pas non plus son but premier. Si Jolly Jumper se contente de commenter, Guiguite fait ce qu&rsquo;il veut quand il veut, comme s&rsquo;il \u00e9tait un humain. Roublard, pas tr\u00e8s d\u00e9licat, il est sans g\u00eane mais sait se montrer serviable.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans une pure ligne claire et des aplats de couleurs, Anouk Ricard r\u00e9invente le western. C&rsquo;est d\u00e9bile au sens noble du terme. Philippe Katerine pourrait jouer le r\u00f4le de Ducky\u2026 s&rsquo;il avait un bec. Ricard invoque Ionesco pour un album \u00e0 ranger \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ceux d&rsquo;Emilie Gleason. L&rsquo;autrice ne peut pas nous laisser sans suite. Absurdement g\u00e9nial.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot : <\/strong>Ducky Coco<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Western humoristique<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario, Dessins &amp;<\/strong> <strong>Couleurs : <\/strong>Anouk Ricard<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong>2024<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN :<\/strong> 9782383870845<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>72<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix : <\/strong>23 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"369\" height=\"570\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Debile-harcelement-1-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6647\" style=\"width:535px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Debile-harcelement-1-1.jpg 369w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Debile-harcelement-1-1-194x300.jpg 194w\" sizes=\"auto, (max-width: 369px) 100vw, 369px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>D\u00e9bile une histoire de harc\u00e8lement scolaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les histoires les plus ignobles ne sont pas toujours des fictions<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Assieds-toi, I\u00f1aki. Tu as beaucoup de devoirs ? Tout se passe bien au coll\u00e8ge ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Ben, je crois que oui\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Gorka, \u00e7a suffit, maintenant ! Ou tu manges ton sandwich ou tu files au lit tout de suite, sans dessert, ni rien. Qu&rsquo;est-ce que tu disais, mon grand ? Tout se passe bien au coll\u00e8ge ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Oui, maman, tout va bien.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab\u00a0Oui, maman, tout va bien.\u00a0\u00bb Quand, page 11 de cette histoire, un adolescent r\u00e9pond \u00e0 sa m\u00e8re que tout va bien au coll\u00e8ge, la phrase fait autant de bruit que le signal d&rsquo;arr\u00eat d&rsquo;urgence d&rsquo;un TGV lanc\u00e9 pleine puissance. Si le jeune homme ne laisse rien transpara\u00eetre, on ne cache rien \u00e0 une maman. Elle se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond. I\u00f1aki est beaucoup plus grand que ses camarades de classes. Alors, ils l&rsquo;appellent Th\u00e9odule, parce que Th\u00e9odule, plus il est grand, plus il est nul. Les petits disent m\u00eame que s&rsquo;il est si grand, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il a mang\u00e9 son petit fr\u00e8re. Alors qu&rsquo;il joue au basket dans la cour de r\u00e9cr\u00e9ation, des \u00e9l\u00e8ves viennent m\u00e9chamment lui voler le ballon avant de le lui rendre en pleine face. Il n&rsquo;a pas de r\u00e9flexe, ce \u00ab\u00a0d\u00e9bile\u00a0\u00bb !<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D\u00e9bile, une histoire de harc\u00e8lement scolaire, est construit comme ces films d&rsquo;horreur dont la tension monte crescendo jusqu&rsquo;\u00e0 atteindre un paroxysme insoutenable. Horreur, oui, le harc\u00e8lement est bien une histoire d&rsquo;horreur. Tout \u00e7a parce qu&rsquo;il est plus de taille que la moyenne, I\u00f1aki est la ris\u00e9e du coll\u00e8ge. Si tout commence par des phrases des plus jeunes, soi-disant dr\u00f4les, quand les plus grands vont s&rsquo;attaquer au jeune homme, tout va prendre une autre dimension. L&rsquo;un d&rsquo;eux va jusqu&rsquo;\u00e0 lui faire manger ses excr\u00e9ments. Et quand la spirale du cauchemar tourne dans le mauvais sens, rien ne semble pouvoir l&rsquo;arr\u00eater. M\u00eame la prof de maths, qui au d\u00e9part pr\u00e9vient la maman qu&rsquo;il y a quelques chamailleries mais que ce n&rsquo;est \u00ab\u00a0rien de grave\u00a0\u00bb, finit par se ranger du c\u00f4t\u00e9 des moutons de Panurge. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;elle se moque de lui, mais elle ne voit rien de ce qu&rsquo;il se passe r\u00e9ellement. Elle lui reproche ses erreurs d&rsquo;op\u00e9rations et le r\u00e9primande pour ne pas avoir son \u00e9teint son t\u00e9l\u00e9phone, alors que c&rsquo;\u00e9tait justement un harceleur qui profitait de l&rsquo;instant pour l&rsquo;accabler. Bref, cette accumulation de probl\u00e8mes va pousser I\u00f1aki \u00e0 songer au suicide.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"658\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Debile-harcelement-2-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6648\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Debile-harcelement-2-1.jpg 658w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Debile-harcelement-2-1-193x300.jpg 193w\" sizes=\"auto, (max-width: 658px) 100vw, 658px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Llor, Porto &#8211; Des ronds dans l\u2019O<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si D\u00e9bile une histoire de harc\u00e8lement scolaire est une histoire si forte, c&rsquo;est certainement, et dramatiquement, parce qu&rsquo;elle est bas\u00e9e sur des faits r\u00e9els. Elle est bas\u00e9e sur le t\u00e9moignage d&rsquo;I\u00f1aki Zubizarreta, ancien basketteur espagnol victime de harc\u00e8lement scolaire, qui a trouv\u00e9 sa r\u00e9silience dans le sport. S&rsquo;il peut le raconter aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que, heureusement, \u00e7a s&rsquo;est bien termin\u00e9 pour lui, parce qu&rsquo;\u00e0 un moment donn\u00e9, il y a eu une prise de conscience salvatrice. Depuis quelques ann\u00e9es, le sportif donne des conf\u00e9rences et fait des interventions en classe pour d\u00e9noncer cette engeance. Fernanco Llor et Miguel Porto ont adapt\u00e9 son r\u00e9cit dans cette BD parue en Espagne en 2020 et que les \u00e9ditions Des ronds dans l&rsquo;O ont eu la bienfaitrice id\u00e9e de traduire en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En d\u00e9montrant aux lecteurs qu&rsquo;un harcel\u00e9 est une victime et non pas un coupable comme les bourreaux voudraient le laisser para\u00eetre, en d\u00e9montrant que la vengeance n&rsquo;est pas la r\u00e9ponse face \u00e0 la b\u00eatise et \u00e0 la m\u00e9chancet\u00e9, D\u00e9bile une histoire de harc\u00e8lement scolaire est de ces livres d&rsquo;utilit\u00e9 publique \u00e0 int\u00e9grer dans tous les CDI de coll\u00e8ges et lyc\u00e9es. Si j&rsquo;\u00e9tais Ministre, j&rsquo;en ach\u00e8terais un pour chaque \u00e9tablissement scolaire.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot&nbsp;: <\/strong>D\u00e9bile une histoire de harc\u00e8lement scolaire<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>T\u00e9moignage \u00e9motion<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario : <\/strong>Fernando Llor<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dessins&nbsp;&amp; Couleurs : <\/strong>Miguel Porto<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong>Des ronds dans l\u2019O<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN&nbsp;: <\/strong>9782374181547<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>148<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix : <\/strong>23,90 \u20ac&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"894\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Minuit-passe-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6649\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Minuit-passe-4.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Minuit-passe-4-228x300.jpg 228w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Minuit pass\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;\u00e2me en les murs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0-Manoir Drosera, bonjour ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Mon amour ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Daphn\u00e9 !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Je ne te d\u00e9range pas ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-J&rsquo;\u00e9tais en plein travail, mais il me fallait absolument une pause.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>-Comment vont les deux amours de ma vie ?\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab\u00a0Il y a ceux qui dorment. Il y a ceux qui r\u00eavent. Il y a ceux qui trouvent la nuit aussi claire que le jour. Et d&rsquo;autres pour qui le jour est aussi sombre que la nuit. Papa\u2026 Tu fais partie desquels ?\u00a0\u00bb Minuit sonne. Les Tic Tac r\u00e9veillent Guerlain qui s&rsquo;est endormi sur le sofa, avec son fils Nisse dans les bras. Il se l\u00e8ve d\u00e9licatement pour aller le d\u00e9poser dans son lit. Alors que le petit gar\u00e7on replonge dans les bras de Morph\u00e9e avec juste la force d&rsquo;avoir pu souhaiter une bonne nuit \u00e0 son p\u00e8re, ce dernier s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 vivre une nouvelle nuit d&rsquo;insomnie. Guerlain vient de revenir dans le manoir de son enfance, celui que lui ont laiss\u00e9 en h\u00e9ritage de leurs parents ses trois grandes s\u0153urs. Il y s\u00e9journe avec son fils de 7 ans. Daphn\u00e9, l&rsquo;\u00e9pouse et m\u00e8re, est en d\u00e9placement pour son travail d&rsquo;artiste.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Guerlain am\u00e9nage les lieux et veille \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation de Nisse. En ouvrant une armoire, trois corneilles s&rsquo;\u00e9chappent. Comment sont-elles arriv\u00e9es l\u00e0 ? Elles ne quitteront pas la maison mais ne se laisseront pas attraper pour autant, d\u00e9posant \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des p\u00e9tales de fleurs. Comment ont-elles pu en r\u00e9cup\u00e9rer puisque les fen\u00eatres \u00e9taient closes ? Et quelle est cette ombre courant dans le jardin que Guerlain prend pour Nisse alors que celui-ci est dedans ? Le myst\u00e8re va s&rsquo;\u00e9paissir lorsque, au moment de la lecture du soir, d&rsquo;\u00e9tranges bruits vont se faire entendre. Un esprit ? Nisse va lui demander de frapper deux coups s&rsquo;il veut que papa poursuive l&rsquo;histoire, un seul coup pour non. TAP. TAP. \u00c7a tombe bien, mais \u00e7a fait un petit peu peur.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"918\" src=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Minuit-passe-3-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6650\" srcset=\"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Minuit-passe-3-1.jpg 680w, https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Minuit-passe-3-1-222x300.jpg 222w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>\u00a9 Geniller &#8211; Delcourt<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr\u00e8s Les fleurs de grand-fr\u00e8re et Le jardin, Paris, sans oublier une incursion dans l&rsquo;univers des L\u00e9gendaires, Ga\u00eblle Geniller signe un troisi\u00e8me one shot de toute beaut\u00e9, dans le fond comme dans la forme. L&rsquo;histoire se passe en Angleterre dans les ann\u00e9es 20, tout comme Le jardin, Paris. Si l&rsquo;histoire n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 un huis-clos, les personnages auraient pu se croiser puisque \u00ab\u00a0La Rose de Paris\u00a0\u00bb vient se produire \u00e0 Londres. Plus qu&rsquo;une histoire de spiritisme, Minuit pass\u00e9 est un r\u00e9cit sur la difficult\u00e9 de quitter l&rsquo;enfance. Peut-on retrouver dans les lieux du souvenir les \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me de jadis ? Dans l&rsquo;histoire, Nisse est beaucoup plus adulte que son p\u00e8re. Il s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre un fin analyste. Il arrive que certains fant\u00f4mes ne sachent m\u00eame pas qu&rsquo;ils sont morts. Il faut savoir si l&rsquo;esprit est l\u00e0 par errance, par vengeance ou par confusion. \u00c7a, c&rsquo;est l&rsquo;enfant qui l&rsquo;explique \u00e0 l&rsquo;adulte. Mais que cherche \u00e0 faire comprendre la maison ?<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un mot sur la sublime maquette de l&rsquo;album, avec un jaspage (impression sur tranche) qui donne l&rsquo;impression que l&rsquo;album sort tout droit de l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 se d\u00e9roule l&rsquo;intrigue. Un cahier graphique cl\u00f4ture le livre, avant qu&rsquo;une sc\u00e8ne post-g\u00e9n\u00e9rique, comme au cin\u00e9ma, ne vienne rabattre les cartes de l&rsquo;avenir des personnages.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si l&rsquo;\u00e9crivain Yasmina Khadra n&rsquo;avait pas utilis\u00e9 le titre Ce que le jour doit \u00e0 la nuit pour l&rsquo;un de ses romans, Ga\u00eblle Geniller aurait pu appeler son album ainsi. Minuit pass\u00e9, c&rsquo;est aussi ce que l&rsquo;adulte doit \u00e0 l&rsquo;enfant qu&rsquo;il \u00e9tait. Une merveilleuse le\u00e7on ni plus ni moins sur le sens que l&rsquo;on donne \u00e0 sa vie.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>One shot : <\/strong>Minuit pass\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genre&nbsp;: <\/strong>Emotion<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nario, Dessins &amp;<\/strong> <strong>Couleurs : <\/strong>Ga\u00eblle Geniller<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong>Delcourt<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Collection :<\/strong> Mirages<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ISBN :<\/strong> 9782413078944<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nombre de pages : <\/strong>208<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prix : <\/strong>25,50 \u20ac&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quinze albums au pied du sapin Comment choisir 15 albums sur une ann\u00e9e de lecture de plus de 400 titres&nbsp;? Forc\u00e9ment, le r\u00e9sultat est subjectif, mais il est l\u00e0. Choisir, c\u2019est renoncer. Voici donc, sans classement, la s\u00e9lection des albums retenus pour vous et qu\u2019il est encore temps de d\u00e9poser au pied du sapin. Parmi &#8230; <a href=\"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/2024\/12\/15\/les-meilleurs-albums-de-lannee-2024\/\" class=\"more-link\">Lire plus<span class=\"screen-reader-text\"> \u00ab\u00a0Les meilleurs albums de l&rsquo;ann\u00e9e 2024\u00a0\u00bb<\/span> &raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6620,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[73,74,1001],"tags":[999,414,58,187,34,129,7,466,59,27,201,1000],"class_list":["post-6619","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-evenement","category-selection","tag-editions-2024","tag-editions-auzou","tag-editions-bayard","tag-editions-dargaud","tag-editions-delcourt","tag-editions-des-ronds-dans-lo","tag-editions-dupuis","tag-editions-futuropolis","tag-editions-glenat","tag-editions-rue-de-sevres","tag-editions-sarbacane","tag-editions-tanibis"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/boulevardbd.com\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Au-pied-du-sapin-2024.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6619","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6619"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6619\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6659,"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6619\/revisions\/6659"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6620"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6619"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6619"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/boulevardbd.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6619"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}